Mourad Belhaj
28 Août 2020•Mise à jour: 28 Août 2020
AA / Alger
Le chef d'état-major algérien, le lieutenant général Saïd Chengriha, a déclaré jeudi que son pays visait à restaurer la gloire de sa marine comme puissance maritime en Méditerranée, se référant au contrôle qu’elle imposait sur la partie occidentale de la Méditerranée aux XVIIe et XVIIIe siècles, à l'époque ottomane.
C’est ce qui ressort d'un discours adressé aux cadres militaires de la principale base navale de Mersa Al-Kabir (ouest), à la suite d'une manœuvre navale visant à tester le lancement d’un missile depuis une frégate, selon un communiqué du ministère de la défense publié sur son site web.
"Nos efforts visent également à restaurer le respect dû à la marine algérienne, qui a écrit une page brillante de notre glorieuse histoire, et qui était la maîtresse incontestée des mers et une force incontournable en Méditerranée", a déclaré Chengriha.
"Cette histoire glorieuse représente une réelle source de fierté et de détermination à mettre les forces navales sur la bonne voie, pour en faire une force de dissuasion effective (...) dont les capacités opérationnelles et de combat sont en adéquation avec les différents enjeux et défis impérieux à relever", a-t-il ajouté.
L'histoire nous apprend qu'à l'époque ottomane (1518-1830), la marine algérienne contrôlait le bassin méditerranéen, après avoir repoussé toutes les attaques des flottes occidentales et imposé son propre schéma de navigation dans la région.
Dans son rapport pour l'année 2020, le site "Global Fire Power", spécialisé dans les affaires militaires, classe la marine algérienne en septième position en termes de nombre de navires de guerre parmi les marines des pays du bassin méditerranéen, avec 85 vaisseaux, dont 5 frégates et 6 sous-marins.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj