AA / Tunis
*Tunisie/Ennahdha: Les décisions du président sont une démarche unilatérale qui n'engage que lui-même (AA)
Le mouvement tunisien "Ennahdha" a estimé, mardi, que la feuille de route annoncée par le président Kaïs Saïed est une démarche unilatérale qui n'engage que lui-même, soulignant son rejet des "mesures putschistes" qu'il avait prises.
Riadh Chaibi, conseiller politique du leader du mouvement, Rached Ghannouchi, a déclaré que le président de la République, qui a suspendu la Constitution, agit en dehors de toute légitimité constitutionnelle, et sa persistance à exposer une feuille de route pour la prochaine étape sans consulter les acteurs politiques, y compris le Parlement, est considérée comme une mesure unilatérale et n'engage que lui-même.
"Nous exprimons toujours notre rejet des mesures putschistes et notre appel à la levée immédiate de la suspension de la Constitution et des travaux du Parlement. Nous ne voyons pas de solution en dehors des procédures imposées par la loi et la Constitution", a-t-il indiqué.
Concernant les critiques de Saïed à l'encontre de tous ceux qui ont rejeté ses décisions, y compris ceux qui ont initialement soutenu les mesures du 25 juillet, le dirigeant d'Ennahdha a affirmé que le mépris du président envers tous les acteurs politiques et sociaux renforce son isolement.
*Abdelmadjid Tebboune entame mercredi une visite d'Etat de deux jours en Tunisie (AA)
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, entame, mercredi, une visite d'Etat de deux jours en Tunisie à l’invitation de son homologue tunisien, Kaïs Saïed.
« À l'invitation de son frère, Kaïs Saïed, président de la République tunisienne, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, entame une visite d'Etat de deux jours en Tunisie, à partir de mercredi 15 décembre », a fait savoir la Présidence algérienne .
Elle a souligné que cette visite s'inscrit dans le cadre du renforcement des liens de fraternité entre les deux peuples frères. Il est question également « d’élargir les domaines de coopération à un niveau qualitatif concrétisant la volonté commune des dirigeants des deux pays et de leurs peuples ».
De son côté, la Présidence tunisienne a fait savoir que «le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, effectuera une visite d’Etat en Tunisie les 15 et 16 décembre ».
La visite officielle du président algérien a pour but de « renforcer les liens de fraternité et les relations de coopération et de partenariat ainsi que de consolider la concertation et la coordination entre les dirigeants des deux pays sur des questions régionales et internationales d’actualité », explique la Présidence tunisienne.
*Publication du décret relatif à un crédit de 300 millions de dollars accordé par l’Algérie à la Tunisie (TAP)
Un décret relatif à l'adoption du protocole financier, en vertu duquel la Tunisie obtient de l'Algérie, un crédit de 300 millions de dollars (environ 865,35 MD) est paru dans le JORT du 13 décembre 2021 .
Ce protocole financier a été signé le 9 décembre 2021, entre les deux gouvernements algérien et tunisien. Sa parution au JORT intervient la veille de la visite annoncée du Président algérien Abdelmadjid Tebboune, en Tunisie pour les 15 et 16 décembre 2021.
La Tunisie confrontée à une crise économique et financière, trouve de plus en plus de difficultés à mobiliser les ressources financières pour boucler le budget complémentaire de 2021, et le budget de l'année 2022, notamment après la dégradation de sa notation souveraine et le retard enregistré dans ces négociations avec le FMI.
Selon la loi de finances complémentaire (LFC), le déficit du budget de l'Etat pour l'exercice 2021 s'est aggravé de 38% pour se situer à 9792 millions de dinars(MD), contre 7094 MD prévus par la loi des finances pour l'année 2021.
Les besoins d'endettement de la Tunisie ont augmenté pour atteindre 21,1 milliards de dinars, contre 18,7 milliards de dinars programmés dans le budget initial de l'année 2021. Le gouvernement compte financer le déficit et couvrir les charges de trésor en mobilisant des ressources d' emprunts extérieurs de 12 150 MD et des ressources d'emprunts intérieurs de 8 120 MD, outre des ressources de trésor de 801 MD.
Des responsables de l'Etat ont affirmé durant les journées de l'entreprises tenues la semaine dernière à Sousse, qu'un nouveau programme de réformes est en cours d'examen entre le gouvernement et le FMI et qu'un accord entre les deux parties est attendu au début 2022.
*Tunisie : 14 personnalités lancent la "Rencontre nationale pour le Salut" en rejet des décisions de Saïed (AA)
14 personnalités politiques tunisiennes ont annoncé, mardi, la création de la "Rencontre Nationale pour le Salut", dans le but de sortir le pays de la crise qu’il traverse suite aux décisions du Président Kaïs Saïed.
Une déclaration commune distribuée lors d'une conférence de presse dans la capitale, Tunis, a été signée par 14 personnalités, parmi lesquelles figurent des députés, d'anciens ministres et des personnalités politiques.
Parmi les plus éminents signataires de cette déclaration : Tarek Fetiti, vice-président du Parlement, et un certain nombre de députés, dont Hassouna Nasfi, Mustapha Ben Ahmed, Iyadh Elloumi, et l'ancien ministre de l'Emploi Faouzi Abderrahmane, en plus d’activistes politiques, dont Ghazi Moalla et Ahmed Nejib Chebbi.
*Union générale tunisienne du travail: « nous ne pouvons donner un blanc-seing à Kaïs Saïed » (AA)
Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a déclaré, mardi, que la centrale syndicale avait soutenu les mesures d’exception du 25 juillet « mais nous ne pouvons donner un blanc-seing au chef de l’Etat (…) Il est impératif que nous soyons partie prenante à la transition démocratique ».
Taboubi a ajouté, « Lorsque le président (Kaïs Saïed) affirme, - il n’y a que moi et personne d’autre n'est avec moi -, nous rétorquons que nous n'accepterons pas la chose et que nous ne nous moquons de qui que ce soit ».
« J'espérais du président de la République qu'il aborde les besoins de notre peuple appauvri, mais cette question était complètement absente de son discours », a soutenu le syndicaliste.
Et Taboubi de poursuive « Lorsque nous nous réunissons dans les salles fermées, nous constatons que le gouvernement se plaint de la détérioration de la situation en Tunisie, alors pourquoi ils ne disent pas ouvertement au peuple ce qu’il en est vraiment de la situation ? ».
Taboubi a affirmé que l’UGTT ne peut s'aligner avec ceux qui veulent s'accaparer le pouvoir, car elle est indépendante et personne ne peut lui dicter une conduite, en référence au président Kaïs Saïed.
*Tunisie: le ministère public interjette appel de la décision de remise en liberté provisoire de Mehdi Ben Gharbia (AA)
Le ministère public a interjeté appel, mardi, de la décision de remise en liberté provisoire de l'ancien ministre tunisien, Mehdi Ben Gharbia.
L’homme d'affaires et député du Parlement gelé, Mehdi Ben Gharbia, a été libéré provisoirement, plus tôt ce mardi, par le premier juge d'instruction près ledit Tribunal, qui a clos l’enquête, mais le ministère public a interjeté appel de cette décision.
L’ancien ministre, avait été placé, le 17 octobre dernier, en garde à vue, sur décision du ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, après son arrestation, et son transfert pour interrogatoire à la caserne de la Direction générale de la Garde nationale tunisienne de l’Aouina.
Le ministère public avait ouvert une enquête contre Ben Gharbia et 12 autres personnes, dont un directeur financier et un directeur administratif, pour soupçons de délits fiscaux et blanchiment d’argent liés aux activités de deux sociétés de Fret et de Consulting, appartenant à Ben Gharbia.
*Tunisie: des membres du PDL observent un sit-in devant le siège de l'Union internationale des savants musulmans à Tunis (AA)
Le Parti Destourien Libre (PDL) en Tunisie, présidé par Abir Moussi, a observé mardi un sit-in devant le siège de l'Union internationale des savants musulmans (UISM) dans la capitale, Tunis, pour en exiger la fermeture.
Des unités des forces de sécurité tunisiennes ont pris position devant le siège de l’UISM après que ce dernier a appelé les autorités du pays à protéger ses locaux.
Les participants au sit-in ont scandé des slogans tels que : « Nous ne baisserons jamais les bras », « Ensemble pour fermer le siège de l’UISM » et « Non à la pensée extrémiste ».
Moussi a accusé le président tunisien, Kaïs Saïed, de « protéger » cette association, qu'elle a qualifiée d’« extrémiste ».
« Cette association n'est pas une institution ou une organisation de développement, et notre sit-in ne peut perturber ses activités (…) l’UISM est plutôt un repaire de l’idéologie extrémiste qui a pour but de porter atteinte à la souveraineté tunisienne », a déclaré Moussi.
« Nous poursuivrons notre sit-in jusqu’au bout tant que le siège de l’UISM ne sera pas fermé », a-t-elle ajouté.
L’UISM avait appelé dimanche les autorités tunisiennes à protéger son siège, après que la présidente du PDL a annoncé la reprise du sit-in devant les locaux de l’organisation non gouvernementale afin de faire pression sur les autorités pour qu'elles les ferment.
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