Mohamed Hedi Abidellaoui
27 Juin 2017•Mise à jour: 28 Juin 2017
AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco
Un policier burundais a été décapité, dans la nuit de lundi à mardi, dans le Nord-ouest du Burundi, a appris, mardi, Anadolu d’une source sécuritaire.
« Cet assassinat est survenu dans la commune Musigati de la province de Bubanza (30 km de Bujumbura vers le Nord-ouest). Le policier était dans une ronde nocturne à son poste d’attache lorsque cinq
inconnus armés de machettes ont surgi et l’ont décapité », a déclaré à Anadolu le porte-parole de la police burundaise, Pierre Nkurikiye.
La victime a ensuite été délestée de son fusil.
Les auteurs et les mobiles de ce crime sont encore inconnus, mais six personnes ont été arrêtées pour raison d’enquête.
Située dans nord-ouest du Burundi, la commune Musigati est à quelques encablures du sud du Rwanda et de l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ce secteur héberge des rebelles burundais du Front national de libération (FNL), dirigés par le général Aloys Nzabampema. Ce dernier a déserté l’armée burundaise pour la combattre. Il multiplie, ces derniers jours, enlèvements et attaques dans la réserve naturelle de Rukoko, à l’ouest de Bujumbura. En avril dernier, 4 de ses combattants y ont été tués lors des affrontements avec l’armée régulière.
Depuis fin avril 2015, le Burundi est secoué par une grave crise politique et sécuritaire, née de la décision du président, Pierre Nkurunziza, de briguer un troisième mandat contre le gré de l’opposition, de la
société civile et d’une partie de son propre camp.
Les violences consécutives à cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 400 mille personnes à fuir le pays, selon un rapport du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), publié le 19 juin 2017.