Mohamed Safwene Grira
22 Novembre 2016•Mise à jour: 23 Novembre 2016
AA/ Extrême-Nord (Cameroun)/ Peter Kum
Sept militaires ont été tués dans l'Extrême-Nord du Cameroun dans une attaque attribuée au groupe terroriste Boko Haram, a appris Anadolu mardi de source militaire.
La patrouille des militaires camerounais a été attaquée, lundi nuit, à proximité de la localité de Darak qui donne sur le Lac Tchad, par des terroristes arrivés à bord de pirogues.
Aucun bilan n'était disponible du côté des assaillants, mardi à 9H GMT, alors que l'attaque a également fait des blessés du côté de l'armée camerounaise, d'après le général Bouba Dobékréo, commandant de la Force Mixte Multinationale (FMM) qui combat ce groupe terroriste.
Dans la même nuit, le village de Diguina, frontalier avec le Nigéria d'où ce groupe armé est originaire, a été complètement incendié. Aucun bilan n'était encore disponible, mardi à 9H GMT, d'après la même source militaire qui a précisé que les habitants ont fui, en grande partie, le village.
Dans la ville de Kolofata, enfin, l'armée camerounaise a réussi, lundi soir, à déjouer un attentat-suicide, a informé le général Dobékréo.
Un terroriste transportant des charges explosives a été abattu vers 20h30 (19H30 GMT), alors qu'il se rendait au lycée de Kolofota, transformé en camp de réfugiés nigérians depuis 2014. Des soldats de la Brigade d'intervention rapide (BIR) de l'armée camerounaise ont alors désamorcé les 9 charges qu'il portait sur lui, a ajouté la même source.
Les frappes de la FMM, qui réunit depuis 2015 sous sa bannière le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad, a considérablement affaibli Boko Haram, sans toutefois le neutraliser.
Au Tchad voisin, la reddition de plusieurs centaines de combattants a été enregistrée ces derniers jours.
Selon une source militaire tchadienne jointe par Anadolu, ces redditions étaient la conséquence de l'intensification des frappes militaires conjointes des pays de la région, ces derniers mois.