Soraya Hend Ben Mustapha,Saida Charafeddine
29 Octobre 2015•Mise à jour: 29 Octobre 2015
AA / Addis Abeba / Atim Simon
Juba a rejeté le rapport de la commission d’enquête de l’union Africaine (UA) au Soudan du sud qui accuse les belligérants du conflit secouant le pays depuis 2013, dont le gouvernement, d’avoir commis des violations des droits de l’Homme.
Le rapport établi par la commission présidée par l’ex chef d’Etat nigérian Olusegun Obasanjo, affirme que l’armée populaire de libération du Soudan du Sud, conduite par le président Salva Kiir Mayardit, et le mouvement populaire opposant, mené par l’ancien vice-président Riek Machar, ont commis des violations «graves» dans le pays.
La commission d’enquête dit détenir des preuves sur des actes de meurtre, de torture, de traitements inhumains, de kidnapping et d’autres violations perpétrées par les deux armées depuis le déclenchement du conflit en décembre 2013.
Le porte-parole du ministère sud-soudanais des Affaires étrangères, Mawien Makol, a déclaré à la presse, jeudi, à Juba, que le rapport de l’UA cherche à évoquer des faits avérés depuis le début des événements.
«Le rapport n’est pas correct. Il dément la tentative de coup d’Etat menée par Riek Machar et son groupe. La réalité a montré qu’il y a eu une tentative avortée d’évincer le pouvoir, nous ne pouvons plus le nier», a-t-il souligné.
Depuis décembre 2013, le Soudan du Sud [qui s’est séparé du Soudan par référendum, en 2011], est le théâtre d’affrontements sanglants entre les forces gouvernementales du président Salva Kiir Mayardit et les milices armées de Riek Machar, accusé d’avoir commandité un coup d’Etat militaire, ce que ce dernier a totalement nié.