Hatem Kattou
01 Août 2017•Mise à jour: 01 Août 2017
AA/ Tripoli / Jihad Nasser
La Commission électorale libyenne a annoncé, lundi, être prête à l’organisation d’un référendum sur le texte de la constitution approuvé par l’Assemblée constituante.
Samedi dernier, le projet de la Constitution a été voté par l’Assemblée constituante avec 43 voix pour parmi les 44 membres présents (sur 60).
La Commission électorale a annoncé avoir reçu une demande écrite du président de l’Assemblée constituante afin de prendre les mesures nécessaires pour permettre au peuple libyen d'exercer son droit constitutionnel et donner son avis sur la constitution par référendum.
C’est dans ce contexte que la Commission, basée à Tripoli, a annoncé, dans un communiqué publié ce lundi, « être prête à assumer ses responsabilités. »
La Commission a signalé que « cependant, elle ne peut organiser le référendum sans une loi réglementant le processus ».
Selon la Déclaration constitutionnelle provisoire de la Libye, la Commission constitutionnelle est tenue de présenter le projet de constitution à l’Assemblée constituante pour approbation. Par la suite, l’Assemblée constituante se charge de promulguer une loi afin que la Commission constitutionnelle puisse organiser un référendum et soumettre la constitution au peuple.
Ce premier draft de la constitution a été fortement contesté par des militants et des politiciens dans l’est de la Libye. Exprimant leur opposition sur les réseaux sociaux, ces militants considèrent que ce projet « ne correspond pas aux aspirations des Libyens, renforce la centralisation et bafouille les droits de l'Est du pays».
Khaled Ouhly et Snoussi Hamid, deux représentants de la tribu Tabou, ont de leur côté, exprimé leur opposition au texte voté par l’Assemblée, estimant, dans un communiqué publié dimanche, que le projet est «contraire au principe de conciliation avec les Tabou».
Le communiqué a ajouté, dans ce même sens, que «la Déclaration constitutionnelle provisoire prévoit une équation consensuelle qui associe la majorité aux minorités nationale afin d’éviter que la majorité ne domine les minorités» et a souligné que « l’assemblée doit prendre ses décisions suite à un vote selon la règle des deux tiers et après l’approbation des Tabous, des Touareg et des Amazighs ».