Mohamed Hedi Abidellaoui
07 Juillet 2017•Mise à jour: 08 Juillet 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a demandé le soutien financier des bailleurs de fonds internationaux pour faire face à la crise économique qui ne cesse d’empirer, selon un un document officiel.
"Le gouvernement d’union nationale a besoin de l’accompagnement de la communauté internationale […] Au regard de la conjoncture actuelle , il attend de ceux-ci un appui à la balance de paiement et des appuis budgétaires pour lui permettre de faire face aux difficultés économiques actuelles…", a écrit le cabinet du Premier ministre congolais, Bruno Tshibala, dans une correspondance consultée, vendredi, par Anadolu.
Datée du 4 juillet, la correspondance a été adressée au secrétaire général des Nations unies, ainsi qu'aux représentants des pays de l'Union africaine, de l'Union européenne et de trois organisations régionales africaines.
Dans le même document, Kinshasa ne précise pas le montant dont le pays a besoin mais l’année dernière on avait, selon un ex-ministre, sollicité la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) pour avoir plus de 450 000 millions de dollars américains.
Un haut responsable de la primature congolaise a indiqué, vendredi, à Anadolu que Kinshasa a entrepris des discussions formelles avec le Fonds monétaire international (FMI) pour l’obtention d’un crédit rapide, en vue de soutenir la balance des paiements.
La RDC traverse une crise politique, sécuritaire et financière au moment où elle s’apprête à organiser des élections générales, dont la Présidentielle prévue en décembre prochain.
Investi en mai dernier, le Premier ministre Bruno Tshibala , issu de l’opposition, avait promis devant l’Assemblée Nationale, " d’offrir au peuple congolais, "les meilleures élections de son histoire, dans le délai convenu".
Principal producteur de cuivre en Afrique, la RDC a fortement été touchée par l'effondrement des prix des matières premières sur le marché mondial depuis 2015.
Sa monnaie, le franc congolais a perdu plus de 50 % de sa valeur face au dollar américain, principale devise dans ce plus grand pays d’Afrique subsaharienne.
Les puissances occidentales et plusieurs partenaires traditionnels de la RDC sont réticents à aider ce pays depuis que le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, est resté en fonction au-delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel qui a échu le 19 décembre 2016.
Son « accrochage » au pouvoir a plongé le pays dans une crise politique et favorisé la multiplication des foyers de tensions et d’insécurité dans le pays.