Mohamed Hedi Abidellaoui
21 Juin 2017•Mise à jour: 22 Juin 2017
AA/ Abidjan (Côte d'Ivoire)/ Fulbert Yao
Le Fonds Monétaire International (FMI) a accordé un prêt de 133,8 millions de dollars à la Côte d’Ivoire, à titre de crédit, a annoncé l’Instance financière internationale, dans un communiqué consulté par Anadolu, mercredi.
Ce montant permettra « d’accompagner les efforts consentis par les autorités pour parvenir à une situation de balance des paiements viable, promouvoir une croissance inclusive, combattre la pauvreté, catalyser les financements publics et privés, et renforcer la résilience face aux chocs économiques futurs », explique le FMI.
Au début de l’année en cours, la Côte d’Ivoire a connu des tensions sociales et une baisse des recettes du cacao, due à la chute des cours internationaux.
Pour le FMI, les perspectives économiques demeurent toutefois « solides, avec une projection de croissance d’environ 7 % en 2017-19 ».
D’après M. Furusawa, président par intérim et directeur général- adjoint au sein du FMI, «les autorités ont relevé ces défis de manière appropriée, en diminuant les prix du cacao garantis aux producteurs et en adoptant des mesures d’ajustement budgétaire, visant à limiter le déficit à 4,5 % du PIB en 2017 »
. Elles ont également réaffirmé leur engagement à faire converger le déficit budgétaire vers la norme de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) de 3 % du PIB d’ici 2019.
L’assainissement budgétaire s’appuiera sur la mise en œuvre de nouvelles mesures de mobilisation des recettes, à compter de 2018 et sur la maîtrise des dépenses courantes, tout en protégeant les dépenses en faveur des pauvres.
«Les autorités ont entrepris d’améliorer la gestion des finances publiques et de renforcer les opérations de gestion de la dette avec l’assistance technique du FMI. Pour accompagner le rééquilibrage budgétaire, elles devront corriger les vulnérabilités dans les secteurs énergétique et financier. Elles devront également accélérer les réformes structurelles pour contribuer à améliorer le climat des affaires et entretenir une croissance robuste et inclusive», a souligné le même responsable.