Mona Saanouni
26 Juin 2018•Mise à jour: 26 Juin 2018
AA/Triplo/Jihad Nasser
Le gouvernement libyen de consensus national a rejeté, mardi, la décision de Khalifa Haftar, de remettre les ports de la zone du "Croissant pétrolier" à la Société de pétrole relevant du gouvernement provisoire (Est) et non à celle appartenant au gouvernement de Consensus.
C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public, mardi, par le gouvernement de Consensus, en réponse à la décision de Khalifa Haftar, commandant des forces libyennes soutenues par le parlement de Tobrouk (Est), annoncée hier lundi lors d'une conférence de presse tenue par son porte-parole, le général Ahmed al-Mesmari.
Hier lundi, al-Mesmari avait déclaré que "la remise des ports à la compagnie pétrolière est motivée par le fait que les groupes terroristes qui attaquent les installations pétrolières reçoivent un soutien financier, des équipements et des armes, et concluent des accords avec les mercenaires grâce à l'argent du pétrole qui est géré par la Compagnie de pétrole de Tripoli (relevant du Gouvernement de Consensus)".
En réponse à cette mesure, le gouvernement de Consensus a indiqué, mardi dans un communiqué) que "la décision prise par les parties qui ne sont pas autorisées, est une violation des pouvoirs et des compétences de la compagnie pétrolière nationale de la Libye.
"La compagnie pétrolière nationale à Tripoli est le seul organe légitime responsable de la gestion du pétrole selon les mécanismes et les lois en vigueur", ajoute le communiqué.
"Les revenus de sa vente (du pétrole) sont transférés à la Banque centrale libyenne pour subvenir aux besoins de tous les Libyens et à la gestion des affaires du pays dans toutes les régions, sans la moindre discrimination", lit-on dans le communiqué.