Carinah Mamilalaina Rasoamanarivo
08 Juin 2026•Mise à jour: 08 Juin 2026
Le ministère malgache de la Santé publique, l’Institut National de la Statistique à Madagascar (INSTAT) et leurs partenaires ont rendu publics les résultats d’une enquête nationale sur le VIH et la syphilis chez les femmes enceintes venues en première consultation prénatale entre 2024 et 2025 à Madagascar.
Le taux de prévalence du VIH est estimé à 1,1 %. Selon les normes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’ONUSIDA, lorsque ce taux dépasse 1 % chez les femmes enceintes, l’épidémie est considérée comme généralisée.
Cela signifie que le VIH ne touche plus seulement certains groupes à risque, mais qu’il circule désormais dans la population générale. Pour la syphilis, le taux atteint 1,8 %, un niveau également jugé inquiétant.
Les experts rappellent que cette infection peut faciliter la transmission du VIH. Chez les femmes enceintes, ces deux maladies peuvent entraîner de graves complications pour la mère et pour l’enfant. Cela se produit si elles ne sont pas détectées et traitées à temps.
Les autorités sanitaires insistent sur le renforcement de la sensibilisation et l’amélioration de l’accès aux soins. Elles soulignent également l’importance du dépistage précoce.
A rappeler qu’entre 2010 et 2025, les infections au VIH ont augmenté de plus 151 % et les décès liés au sida de 279 %. Éliminer l’épidémie d’ici 2030 reste une priorité.