Lassaad Ben Ahmed
07 Novembre 2018•Mise à jour: 07 Novembre 2018
AA / Antananarivo / Sandra Rabearisoa
Près de dix millions de Malgaches ont commencé à voter, mercredi à 6h (heure locale, 3h GMT), pour élire un nouveau président pour un mandat de cinq ans, a constaté la correspondante d’Anadolu à Antananarivo.
D’après les chiffres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), quelques 9 913 599 d’électeurs inscrits sur la liste électorale et répartis dans 24 582 bureaux de vote pourront aller aux urnes jusqu’à l’heure de clôture des bureaux de vote à 17heures du soir (14h GMT).
Selon le système électoral malgache, le président de la République est élu pour un mandat de 5 années au suffrage universel direct à deux tours.
A l’ouverture des bureaux de vote, des petites files s’observaient déjà un peu partout dans la capitale, à l’image du Collègue d’Enseignement Général (CEG) Tsimbazaza, un établissement scolaire parmi les bâtiments publics consacrés à ce scrutin.
« Je suis sûr que la file sera encore plus longue dans quelques heures et je n’ai pas envie d’attendre longtemps pour voter », confie Raveloarijaona Georges à Anadolu, un sexagénaire qui habite à Tsimbazaza, un quartier de la capitale malgache. Lui et son épouse figurent parmi les premiers arrivés devant le bureau de vote.
Du côté des candidats, la majorité d’entre eux ont choisi d’attendre 3 ou 4 heures après l’ouverture des bureaux de vote pour accomplir leur devoir de citoyen.
C’est le cas des 3 présumés favoris, à savoir, les anciens Présidents Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina d’après les horaires communiqué par leurs cellules de communication respectives à la presse.
Andry Rajoelina accompagné de son épouse, a envisagé de voter à 9heures au Lycée Agricole sis à proximité de son domicile à Ambatobe.
Même heure pour Marc Ravalomanana qui compte accomplir son devoir d’électeur au Lycée Jules Ferry à Faravohitra. Enfin, Hery Rajaonarimampianina ira voter en fin de matinée, à 11 heures, au CEG Tsimbazaza.
Plusieurs observateurs internationaux sont déployés dans les quatre coins de la Grande-île pour suivre de près le déroulement du processus électoral : près d’une centaine affectés par l’Union Européenne, 51 observateurs pour la SADEC, une quarantaine pour l’Union Africaine.
A cela s’ajoute d'autres organisations comme celle de la Francophonie et la Commission de l’Océan Indien, entre autres.
La Grande-île de Madagascar (ancienne colonie française jusqu'à 1960) s'étale sur 587 mille kilomètres carrés et compte plus de 24 millions d'habitants (2016).