Nadia Chahed
05 Septembre 2019•Mise à jour: 06 Septembre 2019
AA/Illa Kané
Le bilan de l’explosion d’une mine, au passage d’un bus de transport, mardi, dans la région de Mopti, dans le centre du Mali, s’est alourdi mercredi à 14 morts, ont rapporté des médias maliens et étrangers.
«Quatorze passagers d’un autocar ont été tués mardi matin dans la région de Mopti, lors de l’explosion d’une mine artisanale», a rapporté le site d’informations malien «bamada.net».
Cité par le même média, le ministre malien de la Sécurité et de la protection civile Salif Traoré a indiqué que vingt-quatre personnes ont également été blessés, dont sept dans un état critique.
Un premier bilan faisait état de huit morts.
Le bus qui assurait la liaison entre la capitale Bamako et Gao, la principale ville du Nord Mali, a sauté sur une mine entre les localités de Douentza et Hombori, dans la région de Mopti, au centre du Mali.
Aucune partie n’a encore revendiqué cet acte.
C’est près de la même ville malienne de Douentza qu’un véhicule des forces armées maliennes (FAMa) a sauté sur un engin explosif, mardi dernier. Trois militaires ont trouvé la mort et sept autres ont été blessés lors de cette explosion, selon un bilan officiel.
Le mercredi 21 août dernier, cinq militaires maliens avaient été tués dans une embuscade entre la localité de Boni et celle de Hombori, dans la région de Mopti. Cette attaque n'a également pas été revendiquée.
Les spécialistes du Mali et du Sahel estiment toutefois qu'il s'agit d'attaques perpétrées par des groupes terroristes actifs dans la région depuis 2012.