Lassaad Ben Ahmed
17 Septembre 2020•Mise à jour: 21 Septembre 2020
AA / Tunis
La junte militaire ayant pris le pouvoir au Mali suite à un coup d’Etat, le 18 août dernier, a affirmé pour la première fois en public sa préférence pour une transition dirigée par des militaires.
Dans une déclaration aux médias, mercredi, Ismael Wague, porte-parole du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), a affirmé que « Dans la mesure où la majorité a parlé d'une transition militaire, nous avons suggéré qu'on puisse aller dans ce sens ».
Il a, par ailleurs, nuancé son propos en affirmant avoir intégré l’exigence de la Cédéao d’une transition dirigée par un président et un Premier ministre civils.
« Toutes les options sont sur la table », a déclaré Wague, en indiquant que : « En ce qui concerne les sanctions, on verra ce qui va être pris comme décisions, pour le maintien ou pas d’un président civil ou militaire ».
Ces déclarations du CNSP interviennent au lendemain d’un mini-sommet, tenu mardi à Accra, au cours duquel les dirigeants de la Cedeao ont accepté une transition de 18 mois au Mali, mais sont restés fermes sur le transfert du pouvoir à une autorité civile pour diriger cette période transitoire.
Pour lever les sanctions imposées au Mali le lendemain du putsch, dont notamment la suspension des flux commerciaux et financiers, la transition doit être confiée à un président et un gouvernement civils a insisté la Cedeao dans une déclaration publiée sur son site officiel au terme dudit sommet.
Au Mali, des concertations nationales ont eu lieu du 5 au 12 septembre et ont abouti à la mise en place d’une commission ad hoc, pour trancher la question.
Le médiateur nigérian, Jonathan Goodluck est annoncé la semaine prochaine à Bamako pour continuer les pourparlers.