Nadia Chahed
11 Février 2020•Mise à jour: 11 Février 2020
AA/Tunis
Le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), a annoncé lundi 10 février 2020, l’ouverture d’un dialogue avec les chefs terroristes Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa.
Le président malien s'exprimait dans une interview accordée aux médias français RFI et France 24 et relayée par des médias locaux.
Une première pour IBK qui s'était opposé à toute négociation avec les terroristes. Mais il y a quelques semaines, son Haut représentant pour le Centre a annoncé l'envoi d'émissaires en direction des deux responsables de mouvements terroristes, rapporte la radio "Studio Tamani" sur son site.
"J'ai devoir aujourd'hui et mission à créer tous les espaces possibles et à tout faire pour que par un biais ou un autre on puisse parvenir à quelque apaisement que ce soit possible", a expliqué le Président malien.
Le chef de l’État malien a, en outre précisé que loin d'être fortuite, l'idée de dialoguer avec les chefs terroristes a été plutôt recommandée, par le dialogue national inclusif.
"Le gouvernement s’attelle à mettre en œuvre les résolutions issues de ce dialogue national inclusif", a-t-il poursuivi, soulignant que ce dialogue avec les terroristes n'est nullement synonyme de naïveté.
Rappelant que "ceux qui ordonnent de se faire exploser dans des mosquées au milieu des fidèles n'ont pas beaucoup (son) estime", IBK a précisé qu'il était "temps d'explorer toutes les voies".
Pour l'Opposition cette ouverture de dialogue avec les groupes terroriste montre "la faiblesse du gouvernement", rapporte Studio Tamani même source
"On ne peut pas vouloir discuter avec des gens qui continuent de tuer nos militaires", a lancé Nouhoum Togo, porte-parole du Chef de file de l'Opposition, cité parle même média.
"Dialoguer avec les terroristes c'est les reconnaître, mais aussi c'est perdre des partenaires internationaux", a déploré le leader de l'opposition.