Nadia Chahed
12 Janvier 2018•Mise à jour: 12 Janvier 2018
AA/Desk
Trois soldats français de l'opération Barkhane ont été blessés dans une attaque-suicide qui a avisé jeudi leur convoi entre Ménaka et Indélimane dans le Nord du Mali, a déclaré l'état major de l'armée française.
"Un véhicule piégé est venu se coller contre un véhicule blindé de l'opération française", rapporte Radio France Internationale(RFI) citant l'état major de l'armée française.
L’attaque a eu lieu le 11 janvier à 11 heures du matin heure de Paris, date anniversaire de l'opération Serval (opération militaire française menée du 11 janvier 2013 au 1er août 2014 au Mali), indique la même source, ajoutant "qu'Il y a trois blessés, dont un gravement touché, évacués vers les hôpitaux militaires en France".
Confirmant l'attaque, le site malien "Kibaru" indique qu'"on ignore l’identité des assaillants", notant, toutefois, que "cette zone est très souvent prise pour cible par les éléments d’Adnan Abou Al-Walid Al-Sahraoui, chef autoproclamé de l’Etat islamique dans le Grand Sahara".
"Il n’est pas aussi exclu que cela soit une œuvre des éléments du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans d’Iyad Ag Ghali", précise encore le site malien, rappelant que 20 soldats français au total ont perdu la vie depuis le déclenchement de l'intervention militaire au Mali, en janvier 2013.
Lancée le 1er août, 2014, Barkhane est une opération conduite par les armées françaises. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso.