Nadia Chahed
22 Septembre 2020•Mise à jour: 23 Septembre 2020
AA/ Tunis
Les membres de la coalition de l'opposition démocratique 2020 (COD2020) ont mis en garde mardi le gouvernement centrafricain contre une éventuelle tentative de violation de la loi électorale à travers le projet de la révision de ladite loi qui sera débattue en séance plénière à l'Assemblée nationale ce mercredi 23 septembre 2020.
Le projet de la révision partielle de certaines dispositions du code électoral soumis par le gouvernement sera débattu demain mercredi à l’hémicycle mais des vois commencent, déjà, à s’élever partout dans le pays pour critiquer la démarche du gouvernement, rapporte le site Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Ce mardi matin, au siège du parti l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA-opposition) une réunion de l’opposition démocratique a eu lieu, et les membres ont tenu à mettre en garde le gouvernement contre une éventuelle violation de cette loi électorale, précise le même média ajoutant que les participants estiment que la date du 27 décembre est intenable à cause des nombreux dysfonctionnements constatés dans le processus électoral en cours.
Les opposants pensent que le pouvoir est dans la logique de vouloir disqualifier certains candidats poids lourds de l’opposition comme François Bozizé, précise encore le média centrafricain.
"À la COD2020, nous disons qu’elle ne cherche pas une transition. Ne demande pas une transition. Même s’il y a glissement, la COD2020 ne remettra pas en cause les Institutions de la République. Mais nous voulons qu’il y ait des élections apaisées, concertées et que les résultats soient acceptés par tout le monde. Nous voulons la transparence. La COD2020 est en quête de la transparence. C’est ce que nous cherchons", a déclaré l’opposant Alexandre Ferdinand Nguendet, Président intérimaire de cette plateforme de l’opposition démocratique, cité par CNC.
L’ancien Président de la République centrafricaine, François Bozizé, avait lui aussi dénoncé, lors d'un meeting organisé le week-end dernier, le projet de révision de la loi électorale soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale.