Mohamed Hedi Abidellaoui
28 Février 2017•Mise à jour: 28 Février 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
La dépouille d’Etienne Tshisekedi, leader de l’opposition décédé le 1er février dernier à Bruxelles en Belgique, sera rapatriée le 11 mars prochain en République démocratique du Congo (RDC), selon sa famille biologique.
« Nous avons pensé ramener le corps du président Tshisekedi Wa Mulumba à Kinshasa, samedi 11 mars 2017 », lit-on dans un communiqué de la famille de l’illustre disparu, dont une copie est parvenue à Anadolu, mardi.
La famille de Tshisekedi a également annoncé être d’accord avec les autorités de Kinshasa pour que l’inhumation ait lieu « dans un premier temps, au cimetière de Gombe », où un espace de 500 m2 a été réservé, « puis, à l’endroit qui sera désigné pour ériger son mausolée dans les jours à venir », précise le communiqué.
Le rapatriement de la dépouille de Tshisekedi a fait l’objet d’un bras de fer entre Kinshasa et ses familles politique et biologique, qui exigeaient la mise en place d’un nouveau gouvernement de transition dirigé par un opposant du camp de Tshisekedi, avant d’effectuer le rapatriement. Ce préalable a été rejeté par Kinshasa qui dénonçait un « marchandage autour d’une dépouille ».
Une vive polémique axée sur le lieu d’inhumation d’Etienne Tshisekedi avivait le climat politique à Kinshasa. Son parti politique, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) exigeait que son leader soit enterré devant le palais de Justice, à la permanence du parti ou au pont Cabu dans le centre de Kinshasa.
Décédé à l’âge de 84 ans, Etienne Tshisekedi, vieil et principal opposant de Joseph Kabila, était attendu à Kinshasa pour présider le Conseil national de suivi de l’accord politique de transition, signé le 31 décembre dernier entre le pouvoir et l’opposition pour l’organisation des élections vers la fin de 2017.
Des discussions sont en cours au sein de la plateforme qu’il dirigeait, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, pour choisir son successeur qui présidera aussi l’organe de surveillance de la transition.