Lassaad Ben Ahmed
20 Mai 2018•Mise à jour: 20 Mai 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé samedi dans un communiqué avoir apporté 7,5 tonnes de "médicaments et produits médicaux" aux déplacés et victimes des violences au Kasaï, dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC).
"Les premiers lots de médicaments et produits médicaux ont été officiellement remis au partenaire Caritas à Kananga pour les structures de santé sélectionnées au Kasaï Central", a écrit l’agence onusienne.
Il s’agit essentiellement de médicaments anti-malaria, d'antibiotiques, d'anti-inflammatoires, de solutés, d'antalgiques et de vermifuges, pour lutter contre les principales maladies enregistrées dans ces provinces, classées parmi les plus pauvres de la RDC.
Ces provinces ont été secouées par des violences meurtrières (2017) impliquant soldats, policiers, miliciens et partisans révoltés après que la police a tué Kamwina Nsapu, un chef traditionnel rebelle contre Kinshasa.
Elles ont fait pas moins de 5 000 morts, 1,4 million de déplacés et des dizaines de milliers de réfugiés. A la suite d'une accalmie, quelques milliers de déplacés et réfugiés ont pu regagner leurs localités vivant dans la précarité.
Ces médicaments ont été livrés aux hôpitaux et aux centres de santé devant soigner les déplacés et les revenants.
"Ce don vient à point nommé pour les hôpitaux et centres de santé, dont la majorité ont subi des actes de pillage et de destruction de belligérants de la crise", a déclaré à Anadolu l’abbé Jean-Louis Katombe, chef adjoint de l’ONG catholique Caritas.
Lors des violences, plus de 200 centres de santé ont alors été pillés, brûlés ou détruits pendant le conflit, et plus de 400 écoles ont été attaquées ou utilisées à des fins militaires et 100 écoles ont été détruites, selon le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).
L'Unicef réclame, d'ailleurs, 88 millions de dollars pour financer ses programmes en faveur des enfants du Kasaï cette année.