Lassaad Ben Ahmed
12 Février 2020•Mise à jour: 12 Février 2020
AA / Yaoundé / Peter Kum
Le Conseil de sécurité de l’ONU a rappelé que la lutte contre le terrorisme et la résolution des conflits en Afrique de l’ouest, notamment dans les pays des régions du Sahel et du bassin du Lac Tchad, s’inscrit dans une « démarche globale » mais repose sur une « appropriation nationale » des Etats de la région.
C’est ce qui ressort d’une déclaration émise par le Conseil de sécurité de l’Onu, mardi.
« Vivement préoccupé par l’intensification des violences inter-communautaires dans le centre du Mali et au Burkina Faso », le Conseil de sécurité des Nations unies a rappelé dans sa déclaration, que la stabilisation de la région et la protection de la population civile requièrent « une intervention qui soit pleinement coordonnée et dirigée par les gouvernements de ces pays », peut-on lire dans la déclaration.
Les 15 membres du Conseil ont insisté sur le fait que la sécurité et la stabilité au Mali sont inextricablement liées à celles du Sahel, dans le Lac Tchad et de l’Afrique de l’ouest, ainsi qu’à la situation en Libye et en Afrique du nord.
Dans sa déclaration, « le Conseil de sécurité s’est dit profondément préoccupé par la détérioration constante des conditions de sécurité et de la situation humanitaire dans les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad, ainsi que par les problèmes de sécurité en Afrique de l’Ouest ».
Le Conseil a reconnu que ces problèmes ont été aggravés, entre autres, par le terrorisme, les actes de criminalité transnationale organisée, les conflits entre éleveurs et agriculteurs, etc.
L’ONU a annoncé qu’elle a engagé les acteurs nationaux, régionaux et internationaux à continuer de se mobiliser pour aider ces pays à faire face aux problèmes de paix et de sécurité qu’ils rencontrent.
Les initiatives et les efforts déployés jusque-là par les pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel pour combattre l’insécurité dans la région ont été salués par les membres du Conseil.
Le Conseil a, par ailleurs, « salué les mesures prises par l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), y compris au moyen de la Force multinationale mixte et de la Force conjointe du G5 Sahel ».
Le Conseil a encouragé les Etats membres de l’ONU à s’attaquer aux causes profondes du terrorisme et des violences inter-communautaires, prévenir de nouvelles tensions et violences, poursuivre l’action en matière de sécurité, dénoncer et traduire en justice les responsables de violations des droits de la personne et d’atteintes à ces droits. Face à ces défis, « une démarche globale est nécessaire », ont souligné les membres du Conseil.
Pour rappel, lors du sommet de Pau (en France) en janvier dernier, les chefs d’État membres du G5 Sahel et le président français avaient réaffirmé leur détermination commune à lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent dans la bande sahélo-saharienne.
Les chefs d’Etat s’étaient convenus d’accroître et de coordonner leurs efforts en vue d’une solution rapide à la crise libyenne, qui continue à alimenter l’instabilité au Sahel.
A cet effet, ils avaient rappelé la responsabilité de la communauté internationale, l’impérieuse nécessité d’une prise en charge prioritaire de ce dossier par toutes les parties.