Mona Saanouni
21 Novembre 2017•Mise à jour: 22 Novembre 2017
AA/Tripoli/Walid Abdallah
Le président du Haut Conseil d’Etat libyen (Instance consultative parlementaire), Abderrahman Souihli, a annoncé, mardi, une proposition d’élections anticipées dans 6 mois, une fois que les négociations de l'amendement de l’Accord politique échouent, a rapporté l’agence de presse libyenne.
Après sa rencontre avec l’ambassadeur allemand à Tripoli, Christian Bock, hier lundi, Souihli a indiqué que «le Conseil discutera, au cours de la semaine courante, une proposition d’élections anticipées dans 6 mois, qui seront supervisées par un gouvernement restreint de technocrates, et sera formé pour gérer les affaires courantes et superviser les élections, et ce, au cas ou que les négociations d'amendement de l’Accord politique sous les auspices de l’ONU échouent ».
Les parties du conflit avaient signé, en décembre 2015, un accord pour mettre fin à la crise de multi-légitimité, qui a abouti à un Conseil présidentiel du gouvernement de Consensus, au Conseil d’Etat, et à la prolongation du mandat du Parlement dans la ville de Tobrouk (est).
Souihli a indiqué, dans un communiqué, que «la proposition d’élections anticipées intervient parce que le Haut Conseil d’Etat œuvre à trouver une solution pour la crise, et qu’il s’agit d’une vraie opportunité et non pas d’une manœuvre politique, comme avaient fait certaines parties (qu’il n’a pas identifiées) qui veulent garder leurs positions et leurs intérêts personnels ».
«L’Accord politique reste le seul cadre concret pour gérer le processus politique en Libye, et il n’y a aucun délai qui détermine sa fin », a-t-il ajouté.
Il a souligné que la date du 17 décembre prochain concerne le gouvernement de Consensus libyen seulement, et ne met pas en cause la légitimité de l’Accord politique.
Le président du Haut Conseil d’Etat a renouvelé l’appel à «la soumission entière de l’institution militaire à l’autorité civile ».
Il a souligné l’importance de «la participation de tous les officiers de l’armée libyenne pour unifier l’institution militaire et pour ne pas permettre de la réduire à une seule partie ou une seule personne ».
Souihli a exprimé la détermination du Haut Conseil d’Etat à «couronner de succès les négociations de l’amendement de l’Accord politique, grâce à un consensus total avec le Parlement, qui garantit un équilibre politique qui mène à la paix et à la stabilité ».