Nadia Chahed
01 Février 2018•Mise à jour: 01 Février 2018
AA/ Lomé/ Alphonse Logo
L'opposition togolaise a affirmé jeudi qu'elle n'engagera aucun dialogue avec les autorités tant que les préalables d'apaisement n'ont pas été satisfaits.
Il s'agit notamment, de "la libération immédiate et sans conditions, de tous les prisonniers politiques, l’arrêt immédiat des persécutions, des arrestations, des poursuites et des violences à l’encontre des militants et dirigeants des partis politiques de l’opposition, l’arrêt immédiat des entraves à l’exercice du droit constitutionnel de manifestation dans plusieurs villes de l’intérieur du pays".
Cette déclaration a été faite dans un communiqué de presse distribué jeudi par l'Alliance Nationale pour le Changement ( ANC- coalition des 14 partis de l'opposition) en marge d'une grande manifestation à Lomé.
L'opposition togolaise avait repris mercredi les manifestations hostiles au pouvoir en place après une période de répit de un mois, observée en vue de donner au dialogue toutes le chances de voir le jour, tel que expliqué, à plusieurs reprises, par des leaders de l'opposition.
Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition togolaise a affirmé dans le communiqué en question, que la coalition de l'op^position « fait des mesures d’apaisement préalables, un passage obligé » au dialogue.
Il a, en outre, dénoncé de nouvelles arrestations qui sont en cours dans la capitale togolaise et ses environs.
« Ces forfaits, délibérément planifiés et exécutés les jours précédant les manifestations publiques pacifiques, organisées par le regroupement des 14 partis politiques de l’opposition, ont pour but, à l’évidence, de démobiliser les populations et de les empêcher de prendre part aux manifestations », indique le communiqué.
Pour la deuxième journée consécutive, des milliers de Togolais ont manifesté, jeudi, à Lomé à l’appel de la coalition de l’opposition pour exiger le retour à la constitution de 1992, le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger, a rapporté le correspondant d'Anadolu.
Une délégation mixte comptant Albert Kan-Dapaah, le ministre de la Sécurité nationale du Ghana et Tibou Kamara, le ministre d’Etat conseillé à la présidence guinéenne, séjourne depuis mardi à Lomé et entretient des contacts avec les différentes parties prenantes pour l’ouverture du dialogue de sortie de crise, initialement annoncé entre les 23 et 26 Janvier et qui n'a toujours pas vu le jour.