Esma Ben Said
10 Mars 2018•Mise à jour: 12 Mars 2018
AA / Pascal Mulegwa
Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, en tournée africaine depuis mercredi, a annulé son programme pour la journée de samedi dans la capitale Kenyane car il "ne se sent pas bien", a annoncé sa délégation sans pour autant donner de précision sur une date de reprise.
"Le secrétaire ne se sent pas bien après deux longues journées à travailler sur des questions importantes comme la Corée du Nord et il a annulé ses événements du jour (…) Certains événements se dérouleront sans lui" a déclaré le sous-secrétaire d’État Steve Goldstein.
Missionné par le président Donald Trump en Afrique pour renforcer la coopération entre les Etats du continent dans la lutte contre le terrorisme, encourager la bonne gouvernance, Tillerson devrait assister à un événement dans le cadre du programme américain d’aide aux malades du sida en Afrique.
Le secrétaire d'Etat s'est rendu d'abord en Ethiopie, première escale qui se tenait en parallèle avec la visite à Addis-Abeba du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov qui, par coïncidence, séjournait dans le même hôtel que Tillerson.
Puis, ce dernier a brièvement séjourné à Djibouti et se trouve au Kenya depuis vendredi, fin d’après-midi.
Il devait aussi prendre part à une cérémonie commémorative de l'attentat à la bombe de 1998 qui avait touché l'ambassade américaine et au cours de laquelle plus de 200 personnes ont perdu la vie tandis que plus de 5 000 autres avaient été blessées à Nairobi et à Dar es Salaam en Tanzanie.
Cette cérémonie "pourrait être reprogrammée plus tard si Tillerson est rétabli", a précisé Goldstein.
Le Nigeria et le Tchad devraient être ses prochaines destinations lundi et mardi mais aucune indication n'a encore été donnée sur la reprise de ses activités programmées.
La tournée de Tillerson intervient dans un moment critique. Le président Donald Trump avait en effet suscité l'indignation de plusieurs chefs d'Etat en qualifiant les pays africains de "pays de m...".
L’état de santé du chef de la diplomatie américaine (65 ans) aurait été aggravé par son implication en coulisses dans les récentes discussions au sein de l'administration américaine sur une éventuelle rencontre entre le président Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, selon son staff.