Mourad Belhaj
04 Décembre 2020•Mise à jour: 04 Décembre 2020
AA / Genève
Le quatrième volet des travaux de la Commission constitutionnelle syrienne s'est achevé, vendredi, dans la ville suisse de Genève.
Lors d'une conférence de presse tenue au bureau des Nations Unies, l'envoyé spécial des Nations Unies en Syrie, Geir Pedersen, a déclaré que le cinquième volet des travaux de la Commission constitutionnelle se tiendra le 25 janvier prochain.
Geir Pedersen a expliqué que le quatrième volet, qui a débuté le 30 novembre et s'est achevé vendredi, a permis aux participants de traiter un certain nombre de questions relatives au dossier syrien.
Il a souligné que les points de désaccord entre les participants persistaient, ajoutant : "Permettez-moi de vous rappeler que nous sommes ici pour écouter ces divergences".
L'envoyé des Nations unies a ajouté que lui et son équipe avaient relevé un "terrain d'entente" entre les participants sur certaines questions.
Il s'est dit satisfait d'être parvenu pour la première fois à un accord sur l'ordre du jour et la date de la prochaine réunion de la commission constitutionnelle.
Et d'ajouter que la commission constitutionnelle a convenu de l'ordre du jour de la prochaine réunion, qui se tiendra du 25 au 29 janvier, sous le thème "Principes fondamentaux de la Constitution".
Pedersen a indiqué que la tâche de la commission est de rédiger une nouvelle constitution pour la Syrie, exprimant son espoir que des mesures concrètes seront prises pour démarrer cette mission après le prochain volet.
En décembre 2015, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2254, qui prévoit l'approbation par les Nations unies d'un plan comportant un cessez-le-feu en Syrie, des pourparlers entre le gouvernement et l'opposition et un calendrier d'environ deux ans pour la formation d'un gouvernement d'unité nationale et la tenue d'élections.
Conformément à la résolution 2254, les Nations unies ont formé une "Commission constitutionnelle" pour la Syrie, afin de rédiger une nouvelle constitution, dans le cadre du processus politique, et elle se répartit entre le régime, l'opposition et les représentants des organisations de la société civile.
Cette commission a tenu trois tours, dont le dernier en août dernier, après des mois d'interruption en raison du manque d'accord sur l'ordre du jour et de la propagation de l'épidémie de coronavirus.
Cependant, tous les volets précédents n'ont pas permis de progresser en raison du manque de sérieux du régime lors de ces pourparlers.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj