Majdi Ismail
23 Février 2021•Mise à jour: 23 Février 2021
AA/ Ankara
Les membres du Groupe des sept (G7) et de l'Union européenne (UE), ont fermement condamné les actes de violence commis par les forces de sécurité birmanes contre des manifestants pacifiques après la prise du pouvoir par l’armée.
C’est ce qui ressort d’un communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères du Groupe des sept (G7) et du haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, publié mardi après-midi par le département d'État américain.
« L'armée et la police doivent faire preuve de la plus grande retenue et respecter les droits de l'homme et le droit international », indique le communiqué.
Le Groupe des Sept est composé des 7 plus grandes puissances industrielles du monde, à savoir le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis.
« L'utilisation de balles réelles contre des civils non armés est inacceptable. Quiconque fait usage de la violence contre des manifestants pacifiques doit rendre des comptes », lit-on dans le communiqué.
« Nous condamnons l'intimidation et l’oppression de ceux qui s'opposent au coup d’État », poursuit-il.
Le G7 et l’UE se sont dits « préoccupés par la répression qui s’exerce contre la liberté d’expression, y compris au moyen de coupures de l’internet et de changements draconiens de la loi ».
« Il est impératif d'arrêter de prendre pour cibles, systématiquement, des manifestants, des médecins, des membres de la société civile et des journalistes, ainsi que d’en finir avec l’état d’urgence, imposé par l’armée », indique le communiqué.
L'armée birmane a déclaré l'état d'urgence début février, quelques heures après le coup d'État et l'arrestation de la conseillère d'État Aung San Suu Kyi et de hauts responsables du parti au pouvoir, la Ligue nationale pour la démocratie.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail