Mourad Belhaj
02 Octobre 2020•Mise à jour: 02 Octobre 2020
AA / Istanbul
Des journalistes et des activistes arabes et étrangers ont commémoré, vendredi, le deuxième anniversaire de l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, devant le consulat de Riyad à Istanbul, où le crime a été perpétré deux ans auparavant.
L'événement a été organisé par la "Arab Media House" en Turquie, au cours duquel des journalistes et des activistes se sont rassemblés devant le consulat saoudien à Istanbul, portant des photos de Khashoggi, et réclamant justice et reddition de comptes pour ses assassins.
Lors de leur discours durant la commémoration, les amis de Khashoggi ont appelé toutes les organisations internationales à rendre justice au journaliste et à faire en sorte que les auteurs du crime répondent de leurs actes.
Khashoggi, 59 ans, a été tué le 2 octobre 2018, dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul, un événement qui a secoué l'opinion publique internationale.
De nombreuses agences de renseignement occidentales, dont la CIA, ont déclaré que le prince héritier saoudien, Mohammed bin Salman (35 ans), porte l'entière responsabilité de l'assassinat de Khashoggi.
Dans des procès, que les organisations internationales ont qualifiés de "simulacre de justice", onze accusés sont passés en jugement en Arabie saoudite. Cinq d'entre eux ont été condamnés à mort et trois autres à de lourdes peines de prison, tandis que trois personnes ont été acquittées.
Le 7 septembre, un tribunal saoudien a finalement annulé les peines de mort prononcées contre les personnes reconnues coupables du meurtre de Khashoggi, se contentant d'un emprisonnement de 8 personnes avec des peines variant entre 20, 10 et 7 ans de prison, déclarant ainsi l'affaire comme étant classée.
La justice saoudienne fait face aux critiques des organisations internationales et des organismes de défense des droits de l'homme dans le monde entier, pour avoir choisi de ne pas condamner les hauts dignitaires responsables de l'assassinat de Khashoggi et les officiels qui ont donné l'ordre de l'assassiner.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj