AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le président français Emmanuel Macron a annoncé ce lundi son intention de reprendre contact avec les autorités iraniennes afin de favoriser la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage clé pour le commerce énergétique mondial actuellement fortement perturbé.
En déplacement en Andorre, le chef de l’État a estimé que la hausse des prix du carburant trouvait son origine dans le blocage du détroit, appelant à « traiter le problème à la racine » en rétablissant la circulation maritime.
Il a indiqué qu’il échangerait avec Téhéran dès la fin de sa visite, espérant « convaincre les parties prenantes dans les prochains jours » de permettre la reprise du trafic dans cette zone stratégique.
Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, constitue un point de passage majeur pour les exportations de pétrole, de gaz et d’autres marchandises en provenance des pays du Golfe. Sa paralysie partielle, dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran, affecte directement les marchés mondiaux de l’énergie.
Le président français a souligné l’importance de rouvrir ce corridor maritime afin de permettre la circulation des hydrocarbures, des engrais et des biens commerciaux, dont l’interruption pèse sur l’économie mondiale.
Sur le plan intérieur, Emmanuel Macron a assuré que le gouvernement faisait « le maximum » pour atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur les ménages français, affirmant que l’État restait mobilisé face à une situation qui « pèse » sur le pouvoir d’achat.
Cette initiative diplomatique intervient alors qu’un cessez-le-feu fragile est en vigueur dans la région et que les discussions entre les États-Unis et l’Iran restent dans l’impasse, maintenant un niveau élevé de tensions autour de la sécurité du détroit.
En parallèle de ces enjeux internationaux, le président français effectue une visite de deux jours en Andorre, où il exerce également la fonction de coprince, aux côtés de l’évêque d’Urgell Josep-Lluís Serrano Pentinat, dans le cadre d’un système institutionnel hérité du Moyen Âge.
Au cours de ce déplacement, Emmanuel Macron doit aborder plusieurs dossiers bilatéraux, dont la question de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), toujours interdite dans la principauté, ainsi que le projet d’accord d’association avec l’Union européenne visant à rapprocher progressivement Andorre du marché unique.
La visite prévoit également des discussions sur la transition énergétique, notamment autour d’un projet de centrale hydroélectrique soutenu par le groupe EDF, ainsi que des échanges avec les autorités locales sur les orientations économiques et fiscales du micro-État.