AA / Tunis / Majdi Ismail
*Gaza / Moyen-Orient
- Premier ministre espagnol : il est « urgent » de soutenir la CIJ dans la mise en œuvre des mesures visant Israël
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a appelé, jeudi, tous les États à soutenir la Cour internationale de justice (CIJ) dans la mise en œuvre des mesures conservatoires visant Israël.
Les déclarations de Pedro Sanchez interviennent après que le ministre des affaires étrangères Jose Manuel Albares a annoncé la décision de l'Espagne de s'associer à l'action intentée par l'Afrique du Sud contre Israël pour crime de génocide.
‘’Compte tenu du fait que le gouvernement israélien ne s'est pas conformé à la demande de la Cour internationale de justice de mettre fin à la guerre, et en soutien au respect du droit international et des Nations unies, nous nous joignons à l'action intentée par l'Afrique du Sud’’, a souligné Sanchez lors de la clôture de l'assemblée générale de la Confédération espagnole des entreprises de l'économie sociale à Madrid.
« L'Espagne restera du bon côté de l'histoire », a-t-il assuré.
- Macron : ‘’L'heure n'est pas venue de reconnaître l'Etat de Palestine’’
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que ‘’l'heure n'est pas encore venue de reconnaître l'Etat de Palestine".
Macron répondait à une question à l'occasion d'une interview accordée à France2 et TF1 et transmise en direct jeudi soir
‘’La France reconnaîtra l'État de Palestine quand cela sera un élément complet de la paix et de l'équilibre de la région’’, a-t-il laissé entendre tout en soulignant l'importance d'un cessez-le-feu ‘’le plus tôt possible’’.
Concernant la guerre à Gaza, le président français a reconnu le droit d'Israël de se défendre, mais que cela doit être fait dans le respect du droit international, exprimant ses inquiétudes de l'ouverture d'un nouveau front au nord, contre le Liban, où les violences s’intensifient entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais.
- Erdogan: ‘’Les pays qui soutiennent Israël devraient cesser d’être les complices de ce crime’’
‘’Les pays qui soutiennent Israël en lui fournissant des munitions et des armes pour commettre ses massacres devraient cesser d'être complice de ce crime’’, a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan
Erdogan s’exprimait jeudi lors d’une conférence de presse conjointe tenue au palais présidentiel à Ankara avec son homologue ouzbek Shevket Mirziyoyev, en visite officielle en Türkiye.
‘’Les pays qui fournissent des munitions et des armes à Israël pour commettre ses massacres doivent cesser d’être complice de ce crime. J'invite tous ceux qui sont pourvus d’une conscience et responsables à mettre tout en œuvre pour établir d'urgence un cessez-le-feu’’, a-t-il insisté.
- Lazzarini: ‘’Une nouvelle journée horrible à Gaza après le bombardement d'une école de l’Unrwa’’
Le responsable en chef de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa), Philippe Lazzarini, a déploré jeudi les frappes israéliennes sans avertissement sur une école de l’Unrwa.
‘’Nous vivons un nouveau jour horrible à la suite des frappes israéliennes sans avertissement sur une école abritant 6 000 personnes déplacées. Une autre école de l'Unrwa a été prise pour cible. Cette fois à Nuseirat, les forces israéliennes ont lancé une attaque sans avertir les déplacés ni l’Unrwa’’, notant que l'attaque a coûté la vie à 35 personnes et en a blessé de nombreuses autres.
‘’Cibler les bâtiments des Nations Unies ou les utiliser à des fins militaires ne peut devenir la norme’’, a insisté le patron de l’Unrwa, ajoutant que ‘’les allégations israéliennes selon lesquelles des groupes armés auraient pu être présents à l'intérieur du refuge sont choquantes’’.
*Russie
- France : selon le PM Gabriel Attal, les ingérences de Moscou peuvent être ‘’notre nouvelle guerre mondiale’’
Les ingérences de Moscou dans la vie intérieure des Etats sont ‘’un poison qui cherche à manipuler l’opinion’' et peuvent être ‘’notre nouvelle guerre mondiale’’, a estimé jeudi le premier ministre français Gabriel Attal.
S’exprimant sur la chaîne France 2 au lendemain de l'adoption d'une loi pour renforcer l’arsenal législatif contre les ingérences étrangères, Gabriel Attal a déclaré : ’On a vu ces mains rouges sur le mémorial de la Shoah, on a vu ces étoiles de David taguées sur des murs. On a vu encore récemment les cercueils qui ont été déposés sous la Tour Eiffel (…) je le dis, ces ingérences, ça peut être notre nouvelle guerre mondiale.’’
‘’Ces ingérences, c'est un poison. C'est un poison qui cherche à manipuler l'opinion publique, qui cherche à nous diviser, qui cherche à atteindre notre sécurité avec une nouvelle forme, une forme hybride’’, a-t-il ajouté.
Les députés français ont définitivement adopté mercredi une loi pour renforcer l’arsenal législatif contre les ingérences étrangères, avec 138 voix pour et 10 contre.
La proposition de loi entend entre autres ‘’obliger des représentants d’intérêts étrangers qui font du lobbying en France, de s’inscrire sur un registre national, avec un régime de sanctions.’’
Seront concernées ‘’les personnes physiques ou morales’’ qui tenteraient d’’’influer sur la décision publique’’ ou les politiques publiques françaises, et ce en entrant en contact avec des candidats aux élections présidentielle, législatives, sénatoriales et européennes, des parlementaires, des ministres, certains élus locaux ou encore d’anciens présidents de la République’’.
Le texte prévoit également un gel des avoirs financiers de personnes, entreprises ou entités qui se livrent à des activités d’ingérence.
- Un Français soupçonné d’espionnage arrêté par Moscou
Un ressortissant français soupçonné de collecter des informations sur les activités militaires russes a été arrêté à Moscou, a annoncé ce jeudi le Comité d’enquête russe, confirmant des informations rapportées par des médias russes.
Selon la Commission d'enquête russe, qui s'occupe des affaires sensibles, l'intéressé a pendant plusieurs années délibérément collecté des informations relatives ‘’aux activités militaires et militaro-techniques de la Fédération de Russie.’’
Il se serait rendu à plusieurs reprises en Russie pendant plusieurs années et aurait rencontré des citoyens russes.
De tels chefs d'inculpation sont passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison en Russie.
Le Comité d’enquête russe a publié une courte vidéo de l’interpellation du ressortissant français qui a été reprise par l’agence de presse locale Sputnik.
‘’L’accusé [Le ressortissant français] a été arrêté et emmené au département du Comité d’enquête de la capitale pour des mesures d’enquête. Dans un avenir proche, il sera inculpé et une mesure préventive sera choisie’’, a déclaré le principal organe d’enquête russe, cité par Le Monde.
Le Comité d’enquête russe rapporte, en outre, que le ressortissant français ne s’est pas enregistré auprès du ministère de la Justice russe en tant qu’’’agent étranger.’’
- Poutine se prononce ‘’pour’’ la coopération avec la France et les Alliés
Lors d'une rencontre avec des journalistes, mardi, le Président russe Vladimir Poutine a abordé divers sujets relatifs à la coopération internationale et à l'histoire des alliances militaires. Il a exprimé son ouverture à une collaboration renforcée entre la Russie, la France et les États-Unis, malgré les tensions actuelles, notamment à propos de la guerre en Ukraine.
Poutine a rappelé que les troupes russes, américaines, britanniques et françaises ont combattu ensemble pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment lors du Débarquement en Normandie. ‘’Nous n'excluons pas cette possibilité’’, a-t-il déclaré, faisant référence à une éventuelle coopération future avec ces pays. ‘’Nous nous prononçons pour,’’ a-t-il ajouté, soulignant que la Russie n'a pas imposé de sanctions ni fermé les livraisons d'hydrocarbures à Paris, Londres et Washington.
Le président russe a également évoqué l'importance de la mémoire historique, en mentionnant les aviateurs français qui ont combattu aux côtés des Soviétiques. ‘’Nous avons toujours respecté la France, malgré le fait que les troupes de Hitler marchaient à travers Paris,’’ a-t-il déclaré.
Cependant, Poutine a rappelé que son pays n'a pas été invité aux célébrations du débarquement en Normandie.
*Ukraine
- Guerre en Ukraine : Macron annonce la formation de 4 500 soldats ukrainiens
Le président français Emmanuel Macron a annoncé, jeudi, la formation imminente de 4500 soldats ukrainiens, "mais pas en terrain de guerre".
Emmanuel Macron s’exprimait dans le cadre d'une interview accordée à TF1 et France2, à l'occasion de la commémoration du 80e anniversaire du Débarquement.
‘’Dès demain, nous allons lancer un programme de formation des pilotes et de cession de mirages 2000, qui sont des avions de combat français qui permettront à l'Ukraine de défendre son espace aérien’’, a affirmé le président français.
Il a précisé que 4 500 soldats ukrainiens seront formés courant cet été, mais pas en terrain de guerre.
Macron a répondu ‘’oui’’ à une question sur l'éventualité de franchir un nouveau pas dans le soutien à l'Ukraine.
Il a toutefois nié toute intention d'entrer en ‘’escalade contre la Russie’’ insistant que la France était favorable à la paix et non pas à la guerre.
Interrogé sur la position de la France quant à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, le président français répondu que son pays soutenait le statut de candidat avant de reconnaître que l'adhésion de l'Ukraine est un processus qui pourrait prendre des mois. ‘’L'adéhsion de l'Ukraine à l'Union européenne n'est pas pour demain’’, a-t-il noté.
- Le SG de l'OTAN exclut l'envoi de troupes en Ukraine
Le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé, jeudi, que l'alliance militaire n'avait pas l'intention d'envoyer des troupes en Ukraine et que Moscou ne représentait pas une menace « imminente » pour les pays occidentaux.
« L'OTAN n'a pas l'intention de déployer des forces en Ukraine », a déclaré Jens Stoltenberg lors de sa visite en Finlande, où il a tenu une conférence de presse conjointe avec le président finlandais Alexander Stubb.
« Nous ne voyons pas de menace militaire imminente contre un allié de l'OTAN. Et la Russie est actuellement concentrée sur la guerre en Ukraine », a-t-il rassuré.
*Nations Unies
- L’Assemblée générale de l'ONU élit 5 membres non permanents au Conseil de sécurité
L'Assemblée générale des Nations Unies a élu jeudi cinq membres non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pour le mandat 2025-2026.
La Somalie, le Pakistan, le Panama, la Grèce et le Danemark ont remporté les élections à l'Assemblée générale.
La Somalie a obtenu 179 voix, le Pakistan 182, le Panama 183, la Grèce 182 et le Danemark 184, répondant ainsi au critère d'obtention des deux tiers des voix pour remplacer l'Équateur, le Japon, Malte, le Mozambique et la Suisse.
Ces cinq pays serviront en tant que membres non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2026.
- Plus de 180 millions d’enfants de moins de 5 ans vivent dans une ‘’pauvreté alimentaire sévère’’, selon l’Unicef
Plus de 180 millions d’enfants de moins de 5 ans dans le monde vivent dans une ‘’pauvreté alimentaire sévère’’, soit plus d’un enfant sur quatre, a déploré le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
Dans un rapport rendu public mercredi soir, et repris par la presse internationale, l’Unicef alerte que ces enfants risquent des séquelles graves en l'absence d'une alimentation nutritive et diversifiée.
Selon le rapport de l’agence onusienne, 440 millions d'enfants de moins de 5 ans (soit 66%) vivant dans une centaine de pays à revenus faibles et moyens, n’ont pas accès chaque jour à cinq groupe d’aliments parmi huit et endurent donc une situation de ‘’pauvreté alimentaire’’.
Cette pauvreté alimentaire sévère est concentrée dans 20 pays, et touche de manière préoccupante la Somalie (63% des enfants de moins de 5 ans touchés), la Guinée (54%), la Guinée-Bissau (53%) ou encore l’Afghanistan (49%).
Le rapport évoque particulièrement la situation dans la bande de Gaza où la guerre israélienne a provoqué l’effondrement des systèmes alimentaires et de santé. Ainsi, l’Unicef estime que 9 enfants sur 10 y vivent dans une pauvreté alimentaire sévère.
- Près de trois millions de réfugiés auront besoin d’être réinstallés en 2025 (HCR)
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime que près de trois millions de réfugiés auront besoin d’être réinstallés dans le monde l’année prochaine.
Cette dernière estimation marque une augmentation de 20 % - équivalant à un demi-million de réfugiés - par rapport à 2024, en raison de la prolongation des situations de déplacement massif, de l’émergence de nouveaux conflits et des impacts du changement climatique, précise l’ONU dans un communiqué publié mercredi.
Pour la neuvième année consécutive, les Syriens déplacés continuent d’avoir les besoins les plus importants en matière de réinstallation, avec près d’un million (933 000) de réfugiés qui devraient avoir besoin d’un soutien dans le cadre de ce programme. Viennent ensuite les réfugiés d’Afghanistan (558 000), du Soudan du Sud (242 000), les Rohingyas du Myanmar (226 000), du Soudan (172 000) et de la République démocratique du Congo (158 000), souligne la même source.
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