Bilal Müftüoğlu
07 Novembre 2016•Mise à jour: 10 Novembre 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La police française a effectué 4 000 perquisitions administratives et interpellé 500 individus depuis l'instauration de l'état d'urgence il y a près d'un an, a annoncé lundi Bernard Cazeneuve, ministre français de l'Intérieur.
S'exprimant à l'ouverture de la réunion nationale avec les préfets et les procureurs à Paris, le ministre a fait le bilan des mesures de sécurité extraordinaires mises en place depuis les attentats de Paris du 13 novembre 2015.
Les autorités policière et judiciaire ont ainsi multiplié les mesures à l'encontre d'individus, français comme étrangers, dont on suspectait les liens avec des mouvances radicales, a fait savoir le locataire de Place Beavau.
Ainsi, depuis l'an dernier, 80 arrêtés d'expulsion ont été pris contre des ressortissants étrangers tout comme 201 interdictions administratives de territoire délivrées à l'encontre d'étrangers dont "la présence en France constitue une menace grave", a-t-on appris du bilan.
S'agissant des Français radicalisés, Cazeneuve a annoncé que 400 interdictions de sortie du territoire ont été imposées dans le cadre de l'état d'urgence à l'encontre des ressortissants "soupçonnés de vouloir rejoindre des groupes terroristes actifs au Moyen-Orient".
La portée de l'état d'urgence a également atteint l'espace numérique avec des mesures de blocage pour 54 sites Internet et 319 adresses référencées pour "apologie et provocation au terrorisme" tandis que la police a effectué 80 saisies de données informatiques lors de perquisitions administratives, selon le bilan.
L'état d'urgence a été décrété par le gouvernement le 14 novembre 2015 sur toute l'étendue du territoire, au lendemain d'attentats terroristes qui ont visé la capitale française et fait 130 morts et des centaines de blessés. Prolongé depuis, à plusieurs reprises, par le parlement, l'état d'urgence court jusqu'à fin janvier 2017.
Son instauration permet aux autorités de restreindre la liberté d'aller et venir et de prononcer une assignation à résidence contre toute personne dont l'activité est présumée dangereuse.