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29 Janvier 2024•Mise à jour: 30 Janvier 2024
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
Le blocage de plusieurs grands axes autoroutiers desservant Paris, encadré par des policiers et des gendarmes, a débuté ce lundi vers 14h (heure locale), comme annoncé par des syndicats agricoles, ont relevé les médias français.
Au moins quatre autoroutes sont désormais bloquées à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, rapporte le journal Le Monde, précisant que l’autoroute A13, qui relie la Normandie à Paris, est bloquée dans les deux sens, à environ 60 kilomètres de la capitale, à l'instar de l’A4 dont le blocage a aussi commencé avec l’installation en épi de tracteurs des deux côtés du terre-plein central.
Au total, huit "points de blocage" sur de grandes autoroutes à quelques kilomètres ou dizaines de kilomètres du périphérique parisien sont prévus par les syndicats agricoles, indique Le Monde.
Dimanche, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs du bassin parisien avaient annoncé le "siège de Paris" dès lundi prévoyant un blocage qui devrait durer.
Le président des Jeunes Agriculteurs Île-de-France, Clément Torpier, indiquait dimanche matin au micro de BFMTV que "plusieurs points de blocage" seraient mis en place autour de la capitale.
Selon Le Parisien, l’A1, l’A4, l’A5, l’A6, l’A12, l’A13 et l’A15 seront concernées par le mouvement de blocage "à durée indéterminée".
La préfecture de police de Paris avait autorisé dimanche, dans un arrêté, la captation d'images par drones à partir de ce lundi, en prévision des actions de blocages autour de la capitale française.
A noter que le gouvernement français a fait appel à des blindés de la gendarmerie nationale pour assurer la sécurité du marché international de Rungis, à Paris, et annoncé son intention de déployer 15 000 policiers et gendarmes lundi pour sécuriser la mobilisation des agriculteurs et empêcher qu’ils n’entrent avec leurs tracteurs dans les grandes villes.
Le mouvement de colère des agriculteurs se poursuit avec vigueur en France et dans certains pays européens, avec des points de blocage de plus en plus nombreux sur les routes et des "opérations escargot" dans les villes.
Les agriculteurs français dénoncent, entre autres, une hausse des charges, les retards de paiements des subventions agricoles, l'interdiction de pesticides autorisés ailleurs, ainsi que des normes environnementales jugées trop lourdes.