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17 Mars 2021•Mise à jour: 17 Mars 2021
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le "procès Bygmalion" qui s'est ouvert mercredi en l'absence de Nicolas Sarkozy, a rapidement été interompu et renvoyé au 20 mai par le Tribunal judiciaire de Paris, selon les médias français citant pour motif l'absence de deux avocats de la défense, atteints de la Covid-19.
Le procès visant 14 prévenus parmi lesquels figure l'ancien Président français, poursuivi par la Justice française pour avoir dépassé le plafond autorisé lors de sa campagne électorale à la présidentielle de 2012, se tiendra jusqu'au 22 juin, dans la capitale française.
Le tribunal a répondu favorablement à la demande de renvoi formulée par Jérôme Lavrilleux, un des prévenus dans l'affaire, dont l'avocat Christian Saint-Palais, atteint du Covid-19, a été hospitalisé.
L'ancien directeur adjoint de la campagne électorale menée en 2012 par Nicolas Sarkozy pour sa réélection à la Présidence française est notamment d'"usage de faux, recel d’abus de confiance, complicités d’escroquerie" et de financement illégal de cette campagne.
Pour sa part, l'ancien chef d'État est poursuivi pour avoir dépassé le plafond autorisé des dépenses électorales de 22,5 millions d'euros, avec un total de près de 42,8 millions d'euros de dépenses.
Nicolas Sarkozy peut se voir infliger jusqu'à un an d’emprisonnement et 3750 euros d’amende pour un éventuel financement illégal de sa campagne électorale selon le tribunal ayant établi que le président candidat a "incontestablement bénéficié" d'un système de fausses factures émises par la société d’événementiel Bygmalion et sa filiale Event et Cie.
Aucun lien direct n'a cependant été établi entre l'ancien président et les fausses factures.
Jean-François Copé, ancien secrétaire général de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) entre 2010 et 2012, puis président de ce parti de 2012 à 2014, a bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire dans laquelle il est cité comme témoin.