Lassaad Ben Ahmed
11 Janvier 2018•Mise à jour: 11 Janvier 2018
AA / France / Fawzia Azzouz
Alors qu'il s'exprimait, depuis Rome, en conférence de presse avec le Premier ministre Italien Paolo Gentiloni, le président français Emmanuel Macron a déclaré, jeudi, concernant l'affaire Lactalis que "si des sanctions doivent être prises, elles seront prises".
Le chef de l'Etat, qui se trouve actuellement à Rome où il est arrivé, mercredi, pour la tenue du mini-sommet "Med7" entre les 7 pays d'Europe méditerranéenne, a tenu jeudi une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre italien Paolo Gentiloni.
Après son allocution, principalement axée sur la crise migratoire, il a été interrogé par une journaliste sur le scandale Lactalis. S'il a pris soin d'expliquer qu'en principe, il ne répond pas "aux questions domestiques" lorsqu'il est à l'étranger, le chef de l'Etat s'est tout de même exprimé sur la question.
Emmanuel Macron a, dans un premier temps, reconnu qu'il "apparait que des pratiques inacceptables ont été commises", puis assuré que "l'Etat français est en mesure d'assurer la sécurité alimentaire", a-t-il conclu.
Pour rappel, de nombreuses enseignes de grande distribution, dont Leclerc, Auchan et Intermarché ont reconnu avoir continué à vendre des produits Lactalis malgré le rappel national diffusé le 21 décembre dernier en raison d'une contamination aux salmonelles.
De son côté, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a fait savoir lors d'une conférence de presse, jeudi matin, qu'il recevrait, dans la soirée, les représentants des enseignes de distribution puis la direction de Lactalis, vendredi matin.
Il a par ailleurs annoncé que 2500 contrôles sanitaires sont diligentés par l'Etat pour mettre fin à ce que les médias français qualifient de "scandale Lactalis".