Meher Hajbi
24 Novembre 2019•Mise à jour: 24 Novembre 2019
AA / Hong Kong
Les électeurs de la province autonome de Hong Kong, en Chine, se sont rendus aux urnes, dimanche, pour élire les conseils des districts sur fond de mesures sécuritaires renforcées et de contestations contre le gouvernement territorial et Pékin depuis le mois de Juin.
Les élections locales se tiennent une fois tous les quatre ans et sont les seules à être considérées comme "pleinement démocratiques" dans la région autonome de la Chine.
L’opération de vote a démarré, dimanche matin, à 07h00 heure locale (UTC+8) et se terminera à 22h30 (14h30 GMT).
Plus de 4,1 millions d'habitants inscrits à Hong Kong doivent élire, dimanche, les membres des conseils des districts, scrutin auquel les citoyens attachent une grande importance, selon les médias locaux.
De nombreux manifestants estiment que le scrutin constitue une excellente occasion de changer le climat politique dans la région.
Durant les quatre premières heures, environ un million d'électeurs ont voté, soit trois fois plus que le nombre d’électeurs lors du scrutin de 2015, 340 000 au cours de la même période.
104 candidats participent au scrutin dans 18 circonscriptions pour 452 sièges aux conseils municipaux.
Les vainqueurs feront partie d'un comité de 1200 membres. Ils auront droit d'élire les législateurs, les membres du conseil ministériel et un chef de gouvernement parmi une liste de candidats présentée par le gouvernement central de Pékin.
“Si ces élections sont intègres, elles conduiront à un changement. Si ce n’est pas la cas, les manifestations se poursuivront et nous irons dans une direction différente”, a déclaré Kevin Tso, l'un des électeurs, à Anadolu après avoir accompli son devoir électoral.
Hong Kong est secouée depuis le mois de juin par la pire crise politique depuis sa restitution à la Chine en 1997.
La crise a été provoquée par la tentative gouvernementale visant à faire passer un projet de loi relatif à l’extradition vers la Chine des individus recherchés. Après des mois de contestation, le gouvernement a cédé à la pression populaire en renonçant à ce projet de loi.
Les manifestants ont, toutefois, poursuivi leur mouvement exigeant la réalisation d’autres revendications à l’instar des enquêtes concernant l’usage disproportionné de la force par la police et la libération inconditionnée des protestataires incarcérés. Les manifestants réclament également la tenue d’une élection directe pour le poste de chef exécutif de la ville.