Majdi Ismail
23 Novembre 2022•Mise à jour: 23 Novembre 2022
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a souligné, mardi, qu’il n’a pas été informé d’un éventuel financement par la Chine de plusieurs candidats aux élections fédérales de 2019, ont rapporté plusieurs médias locaux.
La déclaration de Justin Trudeau a été faite à son arrivée à la réunion du Conseil des ministres, simultanément avec la tenue, à Ottawa, d’une réunion d’un comité sur l’ingérence étrangère dans les élections.
Interpellé par les journalistes sur les informations en sa possession au sujet des allégations d’une ingérence de Pékin dans les élections, Trudeau s’est contenté de mettre en exergue la mise sur pied d’un comité de hauts fonctionnaires et de dirigeants du renseignement dans le but de s’assurer qu’en 2019 et 2021, il n’y a pas eu d’ingérence chinoise.
Trudeau a ajouté que le Canada avait décidé la création de ce comité après les élections des présidents américain Donald Trump et français Emmanuel Macron, afin d’épargner au pays que des puissances étrangères ne manipulent le résultat des élections législatives fédérales au Canada.
« On voulait s’assurer que ça n’arrive pas au Canada », a-t-il insisté.
« Par rapport à l’ingérence dans notre système électoral, à l’idée de financer nos candidats des principaux partis, je n’ai jamais eu aucune information là-dessus des services de renseignement qui me tiennent à jour de ces enjeux-là », a-t-il encore dit.
Le média ontarien « Global News » a rapporté, en citant des sources dont l’identité n’a pas été déclinée, que le gouvernement canadien a été tenu informé par des responsables des services de renseignement que la Chine « cherchait à influencer ou à saboter » le processus démocratique canadien.
Selon les mêmes sources, le régime chinois s’employait à placer des agents auprès des députés dans le but d’influencer et d’orienter leur politique.
De plus, des transferts de fonds ont été effectués depuis la Chine, par l’entremise d’un parlementaire et d’autres individus, à plusieurs candidats à un scrutin fédéral ainsi qu’à des membres de leurs campagnes.