Ibrahim sallah
25 Octobre 2019•Mise à jour: 26 Octobre 2019
AA / Irak / Hussein Amir
Vingt quatre manifestants ont été tués et 2 047 autres, dont des membres des forces de l’ordre, ont été blessés à Bagdad et dans les provinces du centre et du sud du pays, vendredi, lors des violences qui ont accompagné les manifestations, a annoncé la Commission gouvernementale des droits de l’homme.
La Commission a déclaré, dans un communiqué dont Anadolu a reçu une copie, que les victimes ont été victimes d'asphyxie par gaz lacrymogène et d'affrontements entre les forces de sécurité et des gardes des sièges de partis d’une part, et les manifestants, d’autre part.
Selon le communiqué, "huit manifestants ont été tués à Bagdad, six dans la province de Dhi Qar, six dans la province de Maysan, trois dans la province d’Al-Bassra et un dans la province d’Al-Muthanna".
La commission a souligné que "le nombre de blessés s'élevait à 2 047 entre manifestants et forces de sécurité : 1 493 blessés à Bagdad, 80 blessés à Dhi Qar, 10 blessés dans la province de Wasit et 76 blessés à Al-Muthanna, 301 blessés à Al-Bassra, 36 blessés dans la province de Diwaniya Et 57 à Maysan. "
Et de préciser que "La plupart des blessures ont été causées par des balles réelles et en caoutchouc, ainsi que des effets des gaz lacrymogènes."
La Commission a recensé "des incendies et des dégâts causés à 27 bâtiments gouvernementaux et aux sièges de partis dans les provinces de : Diwaniya, Myssan, Wasit, Dhi Qar, Basra et Babylone".
Elle a également indiqué que des tentes de protestations avaient été érigés dans les provinces de Babil, Karbala et Najaf.
La commission a souligné que le directeur adjoint de son bureau à Maysan avait été blessé par balles et a été transporté à l'hôpital Assadr.
"Le fait que le ministère de la Santé ne nous a pas communiqué le nombre de blessés et de morts n’est rien de moins qu’une opération de désinformation de l’opinion publique, ce qui est contraire au principe de transparence et d'accès à l'information. Nous poursuivrons le ministère en justice pour cette affaire ", conclut le communiqué de la Commission.
La Commission gouvernementale des droits de l’homme a appelé tous les intervenants à maintenir l’aspect pacifique des manifestations et à sauvegarder les vies et les biens.