Murat Karadağ
31 Décembre 2017•Mise à jour: 31 Décembre 2017
AA/Istanbul
Le vice-président du parlement iranien, Ali Motahari, a appelé, dimanche, à ne pas entraver les manifestations de protestation du peuple, selon l’agence de presse des étudiants iraniens (ISNA).
Motahari a relevé que « la culture des manifestations n’est pas encore acquise en Iran et les manifestations déclenchées, il y a 4 jours, ont rapidement dévié de leur chemin, en raison du refus du ministère de l’Intérieur de les autoriser, considérant tous les rassemblements comme étant illégaux ».
Et d’ajouter que « la constitution iranienne autorise les manifestations, à condition qu’elles soient pacifiques et conformes aux règles de la sécurité », appelant les responsables iraniens à préparer le terrain pour que le peuple exerce ce droit.
D’autre part, le ministre iranien de l’Intérieur, Abdol-Reza Rahmani-Fazli, a indiqué que « l’anarchie qui s'est propagé dans le pays durant les derniers jours ne présente pas de bénéfice».
Il a poursuivi, dans ce contexte, qu'il "sera fait face à tous ceux qui causent la perturbation de la sécurité et de la stabilité du peuple iranien seront confrontés", a rapporté ISNA.
Fazli a également assuré que son pays est prêt à prendre les décisions nécessaires pour répondre aux revendications du peuple, soulignant que « le gouvernement a réussi à résoudre plusieurs problèmes économiques, pendant la dernière période ».
Jeudi dernier, des manifestations avaient eu lieu dans les villes de Mechhed et de Kashmar, dans l’est de l’Iran, protestant contre la cherté de la vie.
Ces protestations s’étaient, ensuite, étendues aux différentes régions du pays.
Elles ont, cependant, abouti à la mort de deux protestataires, dans l’ouest du pays, et à l’arrestation de dizaines autres, selon les médias.