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17 Novembre 2020•Mise à jour: 17 Novembre 2020
AA/New York
Les Nations unies ont appelé ce lundi, les deux dirigeants de l'île de Chypre à « entamer un dialogue pour résoudre leurs différends, et à explorer, sous son égide et au moment approprié, la possibilité d'une réunion informelle entre les deux partis ».
Ces propos ont été tenus par Stéphane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, lors d'une conférence de presse lundi soir, au siège de l'organisation internationale à New York.
Dujarric a déclaré : « Nous réitérons notre appel aux parties afin d'entamer le dialogue pour résoudre leurs différends et à éviter toute décision unilatérale qui pourrait provoquer des tensions sur l'île, et compromettre la voie du dialogue ».
Et d’ajouter : « Nous pensons qu'il est important d’entamer un processus de négociation viable et global. Nous sommes déterminés à soutenir les deux parties dans la revitalisation du processus politique. Nous réitérons notre volonté d'explorer la possibilité d'une réunion informelle au moment approprié ».
Dujarric a poursuivi : « En fin de compte, les parties détiennent les moyens d'une solution permanente à Chypre ».
Répondant à une question concernant la visite du président turc Recep Tayyip Erdogan dans la région fermée de Marash, Dujarric a déclaré : « Je peux dire que nous avons suivi les développements à Marash avec une certaine inquiétude à la fin de la semaine ».
Il a indiqué que la position des Nations Unies concernant la fermeture de Marash n’a pas changé et qu’ils tiennent compte des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.
« Marash » est une zone touristique de la ville de « Gazimağusa » dans la République turque de Chypre-Nord. Elle est située sur la ligne de démarcation entre les deux parties de Chypre. Restée fermée pendant 46 ans, elle était avant l’année 1974, l'une des zones touristiques les plus célèbres de l'île et de la Méditerranée.
L’île de Chypre s’est scindée depuis 1974 en une partie turque au nord et grecque au sud. Les Chypriotes grecs ont rejeté en 2004, un plan des Nations Unies pour unifier l’île (présenté à l’époque par l'ancien Secrétaire général de l'Organisation, Kofi Annan).
L'ancien dirigeant chypriote turc, Derviş Eroğlu, et son homologue grec Níkos Anastasiádis, ont adopté une « déclaration commune » en février 2014, ouvrant la voie à la reprise des négociations internationales pour trouver une solution à la crise. En mars 2011, les négociations avaient été suspendues suite à l'incapacité des parties à trouver un accord.
Les pourparlers entre les deux parties chypriotes s'articulent autour de 6 axes principaux : l'économie, l'Union européenne, la propriété, le partage du pouvoir et de l'administration, les terres, la sécurité et les garanties.
*Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.