Hassan Isilow
14 Août 2026•Mise à jour: 14 Août 2026
La Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a statué vendredi que le géant pétrolier Shell ne pouvait pas poursuivre ses activités d’exploration offshore le long de la Wild Coast, une zone écologiquement sensible de la province du Cap-Oriental, mettant ainsi fin à plusieurs années de bataille judiciaire.
Des militants écologistes et des communautés locales avaient saisi en 2021 la Haute Cour de Makhanda, estimant que les études sismiques menées par Shell menaçaient l’environnement marin et portaient préjudice aux communautés qui dépendent de la mer pour leur subsistance.
Ils soutenaient également que le ministère des Ressources minérales et Shell n’avaient pas suffisamment consulté ni informé les communautés concernées sur les conséquences potentielles des études sismiques prévues au large des côtes.
La Haute Cour avait interdit à Shell de mener ces études sismiques. L’entreprise et le ministère avaient toutefois fait appel devant la Cour suprême d’appel (SCA), qui leur avait donné raison.
Vendredi, sept des neuf juges de la Cour constitutionnelle ont annulé la décision rendue par la SCA en 2024.
« L’ordonnance de la Cour suprême d’appel est annulée », a déclaré le juge de la Cour constitutionnelle Jody Kollapen dans son jugement.
La Wild Coast sud-africaine s’étend sur environ 250 kilomètres (155 miles) le long du littoral du Cap-Oriental. Les communautés locales y disposent de droits de pêche coutumiers et entretiennent des pratiques culturelles et spirituelles liées à la mer.
Vendredi en début d’après-midi, le ministère sud-africain des Ressources minérales et Shell n’avaient pas encore réagi à cette décision.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz