Stephanie Rady
16 Juillet 2024•Mise à jour: 16 Juillet 2024
AA / Beyrouth / Stephanie Rady
Beyrouth a annoncé, mardi, avoir déposé une plainte contre Tel Aviv auprès des Nations Unies, pour avoir brouillé les Systèmes de positionnement mondial (GPS) au Liban.
C'est ce qui ressort d'un communiqué du ministère libanais des Communications publié par l'agence de presse officielle locale.
Le ministère a déclaré qu'il avait introduit une plainte contre Israël, par l'intermédiaire du ministère des affaires étrangères, auprès des Nations unies et de l'Union internationale des télécommunications.
Il a expliqué que la plainte concernait "l'interférence israélienne, qui affecte principalement les systèmes GPS au Liban".
Depuis le déclenchement de sa guerre contre la Bande de Gaza le 7 octobre, et le début des échanges d'attaques avec les factions libanaises, notamment le Hezbollah, le lendemain, Israël s'est employé à perturber les systèmes GPS de l'aéroport international Rafic Hariri et de plusieurs autres régions libanaises, en particulier dans le sud et à Beyrouth, selon les accusations officielles libanaises.
Israël n'a pas encore commenté les accusations portées par le Liban. Bien que les objectifs de cette interférence ne soient pas clairs, les observateurs libanais affirment que l'interférence vise tout l'espace aérien libanais afin de le contrôler et d'entraver la navigation des drones, mais que le plus grand danger se situe au niveau de l'aéroport.
Les factions libanaises et palestiniennes au Liban, notamment le Hezbollah, échangent quotidiennement depuis le 8 octobre 2023 des bombardements avec l'armée israélienne de part et d'autre de la "Ligne bleue", faisant des centaines de morts et de blessés, pour la plupart du côté libanais.
Ces factions conditionnent l'arrêt des bombardements à la fin de la guerre qu'Israël mène, avec le soutien des États-Unis, contre la Bande de Gaza depuis le 7 octobre et qui a fait plus de 127 000 victimes palestiniennes (morts et blessés), pour la plupart des enfants et des femmes, ainsi que plus de 10 000 disparus.
Tel-Aviv poursuit sa guerre, faisant fi des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat et des ordonnances de la Cour internationale de justice lui enjoignant de mettre fin à l'invasion de Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza et de prendre des mesures pour prévenir les actes à caractère génocidaire et améliorer la situation humanitaire désastreuse qui y prévaut.
*Traduit de l'Arabe par Mourad Belhaj