Mourad Belhaj
09 Août 2020•Mise à jour: 09 Août 2020
AA / Beyrouth, Liban
L'ancien premier ministre libanais, Tammam Salam, a nié avoir reçu une correspondance ou des informations concernant la cargaison de produits chimiques dangereux livrée à Beyrouth et qui serait à l’origine de l'explosion meurtrière survenue mardi dans le port de la capitale libanaise.
Le bureau de presse de Tammam Salam a déclaré, dimanche dans un communiqué, que les informations selon lesquelles l’ancien Premier ministre aurait eu connaissance de l'arrivée d'un navire transportant des matières chimiques à Beyrouth étaient "fausses et dénuées de tout fondement".
Des médias avaient auparavant laissé entendre qu'un tribunal libanais avait enjoint au navire de décharger sa cargaison dans le port de Beyrouth, à l'époque où Salam était premier ministre.
Salam, qui a été premier ministre de février 2014 à décembre 2016, a réitéré son appel à la mise en place d'une commission d'enquête internationale, pour faire la lumière sur les circonstances entourant l'explosion dévastatrice qui a fait au moins 158 morts et plus de 6 000 blessés, en plus des milliers de personnes qui se sont retrouvées sans abri.
Les autorités affirment que l'explosion a été provoquée par la détonation de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium, stockées dans le port depuis six ans dans des conditions insalubres.
Le gouvernement a créé une commission pour enquêter sur cet incident, qui survient alors que le Liban est confronté à une crise économique sans précédent, ainsi qu'à la pandémie de coronavirus.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj