Malek Jomni
07 Janvier 2021•Mise à jour: 08 Janvier 2021
AA/Téhéran
Le porte-parole de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran, Behrouz Kamalvandi, a déclaré jeudi, que son pays étudiait le besoin d'enrichir de l'uranium à plus de 20% et a affirmé que l'Iran avait la capacité d'enrichir de l'uranium jusqu'à 90%.
Dans une déclaration télévisée tenue à l'occasion des quarante jours de l'assassinat du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh, Kamalvandi a évoqué l'approbation d'un projet de loi visant à accélérer les activités nucléaires et à porter l'enrichissement d'uranium à 20%, début décembre.
Fakhrizadeh (63 ans), connu comme étant le parrain de l'accord nucléaire, a été assassiné le 27 novembre.
Kamalvandi a fait savoir que l'Iran avait la capacité de porter facilement le taux d'enrichissement de l'uranium à plus de 20% et qu'il étudiait actuellement la possibilité de dépasser le taux mentionné.
Citant le porte-parole du gouvernement Ali Rabiei, le site d'information du gouvernement iranien "dolat.ir", a rapporté lundi que l'Iran avait officiellement commencé l'enrichissement de l'uranium de 20% dans son installation nucléaire de "Fordo".
L'accord nucléaire conclu avec les principaux pays (Russie, Grande-Bretagne, Chine, États-Unis, France et Allemagne) en 2015 n'avait pas permis à Téhéran d'enrichir de l'uranium de plus de 3,67%.
En mai 2018, Washington s'est retiré de l'accord nucléaire et a imposé de sévères sanctions économiques à Téhéran visant à étrangler l'économie iranienne et à limiter son influence régionale.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni.