Nour Mahd Ali Abu Aisha
23 Mai 2021•Mise à jour: 23 Mai 2021
AA / Gaza
Les Nations Unies ont appelé, dimanche, les Palestinien et les Israéliens à conforter le "cessez-le-feu" dans la Bande de Gaza et à éviter les "provocations".
Ces déclarations interviennent dans le cadre d'une conférence de presse conjointe, réunissant le Commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA), Philippe Lazzarini, et la Coordonnatrice humanitaire pour les territoires palestiniens occupés, Lynn Hastings.
"Nous appelons le Secrétaire général des Nations Unies à relancer un dialogue sérieux, pour une solution juste pour tous, et à résoudre les causes et les racines de ce conflit", a déclaré Hastings.
Et d'expliquer que ''l'escalade à Gaza a aggravé les souffrances humaines dues à la poursuite du blocus et aux répercussions du coronavirus''.
''Tous ceux qui violent le droit international et humanitaire devront rendre des comptes'', a-t-elle indiqué.
Elle a réitéré la nécessité de ''fournir un soutien aux habitants de la Bande de Gaza et de répondre à leurs besoins humanitaires''.
Elle a exprimé l'intention de "l'Organisation des Nations Unies de lancer un appel financier conjoint pour subvenir aux nouveaux besoins humanitaires à Gaza, sans entraves".
"Dans le cadre du Fonds de dons humanitaires pour les territoires palestiniens, nous lancerons un appel de 18 millions de dollars", a ajouté Hastings.
Dans ce contexte, elle a déclaré que les habitants de la Bande de Gaza ont enduré des souffrances inimaginables durant les 11 jours du conflit.
"Les Palestiniens ont vécu un état de choc suite à cette escalade, qui a provoqué d'énormes dégâts matériels, où les installations sanitaires et médicales, dont le seul laboratoire central à effectuer des tests anti-Covid ont été touchés lors de ces agressions'', a-t-elle poursuivi.
De son côté, le Commissaire général de l'UNRWA, Lazzarini, a exprimé lors de cette conférence "sa frustration due à cette violence déraisonnable, qui a causé la mort de civils et la destruction des infrastructures dans la Bande de Gaza".
Il a également expliqué que ces agressions rappellent les années passées vécues à Gaza, soulignant l'importance de discuter des racines fondamentales de ce conflit qui, selon lui, demeure la solution la plus appropriée.
''Gaza abrite environ 1 400 000 réfugiés palestiniens qui attendent les aides de l'ONU après ces violences'', a-t-il affirmé.
Et de poursuivre : "l'UNRWA a commencé à recevoir les aides fournies à Gaza, qui seront décaissées aux personnes les plus touchées".
''Les habitants de Gaza souhaitent avoir une vie normale, sans peur, mais cela ne suffit pas, car il faut rétablir la paix pour tous", a-t-il conclu.
Depuis le 13 avril dernier, la situation dans les territoires palestiniens a explosé à la suite des attaques "brutales" commises par la police et les colons israéliens à Jérusalem occupée, en particulier contre la mosquée al-Aqsa et ses environs, et le quartier "Sheikh Jarrah" (centre), et ce, à la suite de mesures israéliennes visant à déposséder 12 familles palestiniennes de leurs maisons au profit de colons israéliens.
L'agression brutale israélienne a fait 279 morts, dont 69 enfants, 40 femmes et 17 personnes âgées, en plus de 8 900 blessés, dont 90 cas "très graves".
Le 21 mai, un cessez-le-feu est entré en vigueur entre les factions palestiniennes à Gaza et Israël, et ce, après 11 jours d'agression israélienne contre la Bande.
* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni.