Feiza Ben Mohamed
04 Décembre 2024•Mise à jour: 08 Décembre 2024
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Le Premier ministre français Michel Barnier a estimé mercredi depuis la tribune du palais Bourbon, que « la vérité » de la dette publique et du déficit « se rappellera à tout gouvernement quel qu’il soit ».
Le locataire de Matignon, qui s’exprimait après l’ensemble des présidents et représentants de groupes, a défendu sa méthode « de dialogue » et considérait que le pays se trouvait « à un moment de vérité », avant le vote de la motion de censure qui devrait faire chuter son gouvernement.
« Cette motion de censure rendra tout plus grave », a-t-il asséné, accusant la présidente du groupe RN (Rassemblement national), Marine Le Pen d’avoir une idée différente « du patriotisme et de la souveraineté ».
À la fin de sa prise de parole, Michel Barnier a remercié la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, d’avoir été à l’écoute durant son court passage à la tête du gouvernement.
« Cette décision sera la somme de vos choix individuels (…). C’est l’avenir des Français que vous tenez entre vos mains », a-t-il, enfin, déclaré à l’attention de la représentation.
Et de conclure: « Je ressens comme un honneur d’avoir été le Premier ministre des Français ».
Au terme de son allocution, la séance a été suspendue pour une durée de 45 minutes permettant aux députés favorables, d’aller voter la motion de censure.
Dans l’hypothèse très probable où elle était adoptée, cette motion ferait de Michel Barnier le Premier ministre le plus éphémère de la Vème République, et le deuxième à être renversé par l’Assemblée nationale.
Pour rappel, les deux motions ont été déposées lundi après que le Premier Ministre Michel Barnier a fait usage de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2025 de la sécurité sociale sans passer par le vote.