Ahmed Asmar
28 Mai 2024•Mise à jour: 28 Mai 2024
AA / Jérusalem / Zein Khalil
Israël remettra officiellement aux médiateurs, mardi, une nouvelle proposition pour un accord d'échange de prisonniers avec le Hamas, a rapporté lundi un média israélien.
Selon le radiodiffuseur public israélien KAN, la proposition comprend un accord d'échange de prisonniers approuvé par le Cabinet de guerre israélien.
La proposition a été élaborée par l'équipe de négociation israélienne et approuvée lors de la dernière réunion du Cabinet de guerre tenue dimanche soir, a rapporté KAN.
Le média a ajouté que Nitzan Alon, responsable du dossier des prisonniers pour l'armée israélienne, n'était pas présent à la réunion, expliquant son absence par les récentes critiques formulées par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à l'encontre de l'équipe de négociateurs.
Le mouvement Hamas avait auparavant démenti avoir reçu des informations de la part des médiateurs concernant une nouvelle proposition israélienne d'échange de prisonniers et de cessez-le-feu dans la Bande de Gaza.
Samedi, le radiodiffuseur a indiqué que les négociations entre Israël et le Hamas en vue de la libération des prisonniers et d'un cessez-le-feu à Gaza reprendraient la semaine prochaine.
Ces développements sont intervenus après le retour de chef du Mossad, l'agence de renseignement israélienne, David Barnea de Paris, où il a rencontré, vendredi, le directeur de la CIA William Burns et le ministre qatari des affaires étrangères Mohammed Abdul Rahman Al Thani, a indiqué le média.
Le Hamas et Israël ont entamé des négociations indirectes depuis des mois, sous l'égide du Qatar, de l'Égypte et des États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur l'échange de prisonniers et la cessation de la guerre à Gaza, qui a éclaté le 7 octobre 2023.
Israël poursuit son offensive meurtrière contre la Bande de Gaza en dépit de l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d'une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat.
Au moins 36 050 Palestiniens ont été tués à Gaza, en majorité des femmes et des enfants, et plus de 81 000 autres ont été blessés depuis octobre, à la suite d'une attaque du Hamas.
Plus de sept mois après le début de la guerre israélienne, de vastes pans de la Bande de Gaza sont en ruines, soumis à un blocus paralysant qui les prive de denrées alimentaires, d'eau potable et de médicaments.
Israël est poursuivi pour « crime de génocide » devant la Cour internationale de justice, qui a enjoint Tel-Aviv de veiller à ce que ses forces ne commettent pas d'actes à caractère génocidaire et de prendre des mesures pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire à la population civile de la Bande de Gaza.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj