Semra Orkan
21 Décembre 2015•Mise à jour: 22 Décembre 2015
AA - Istanbul - Ayse Betul Gedikoglu
Les réfugiés syriens continueront à tenter d'aller en Europe qui sympbolise pour eux, le paradis a déclaré l’ancien premier-ministre grec, Georges Papandréou, lors de la conférence intitulée «Imaginer une Europe meilleure», organisée à l’Université de Bogazici, à Ankara.
Papandréou a, par ailleurs, indiqué que les relations turco-greques se renforcent de jour en jour et a rappelé que de nombreuses coopérations touristiques et énergétiques sont en cours entre les deux pays.
L’accord au sujet des réfugiés entre l’Union Européenne et la Turquie est satisfaisant mais pas suffisant pour la résolution la crise syrienne, a dit Papandréou.
«Cet accord sera un soutien au peuple turc et pourra permettre la libre circulation des ressortissants turcs en Europe. De cette manière, les frontières seront mieux contrôlées et ainsi nous pourrons empêcher le trafic d’êtres humains. Par ailleurs, le monde sera confronté à un réel problème au sujet des réfugiés syriens, l’Europe sera ciblée. Même si l’on bâtissait un mur devant les réfugiés, ils continueraient à aller en Europe parce qu’il pense que c’est le «paradis». D’autres réfugiés en provenance d’Irak, d’Afghanistan et d’Afrique se dirigent vers l’Europe, la prochaine crise de réfugiés peut éclater au Yémen. Ainsi, nous devons mettre en oeuvre une politique et discuter de la manière de faire face à cette situation tous ensemble », a-t-il expliqué.
Papandréou a, également, exprimé son souhait de voir la crise entre la Turquie et la Russie cesser au plus vite.