Mona Saanouni
04 Juillet 2018•Mise à jour: 04 Juillet 2018
AA/Manille
La police philippine a annoncé, mercredi, qu'un maire a été assassiné alors qu'il quittait un complexe gouvernemental dans le nord du pays.
Il s'agit du deuxième maire assassiné aux Philippines en moins de 24 heures.
La police a indiqué, mardi dans un communiqué, "qu'un homme armé à bord d'une moto a tiré sur le maire de la province de Nueva Ecija, Ferdinand Bote (57 ans), soulignant que le tireur est toujours en fuite".
Le meurtre de Bote intervient un jour après l'assassinat d'Antonio Halili, maire de Tanawan, lundi, par un sniper, alors qu'il participait à la cérémonie de lever du drapeau au siège de la municipalité, dans le sud de Manille.
Après les deux assassinats, le député issu de l'opposition au Sénat philippin, Antonio Trillanes, a qualifié le pays de "capitale du meurtre en Asie".
"Personne n'est épargné maintenant", ajoute Trillanes dans un communiqué, soulignant que les assassinats résultent de la culture de la violence qui prévaut sous le président Rodrigo Duterte.
Trillanes avait lancé des critiques acerbes à l'encontre du président du pays en raison de sa campagne sécuritaire menée contre les trafiquants de drogue, dont plusieurs ont été tués.
Duterte et la police philippine nient les accusations à leur encontre, de faire la sourde oreille aux meurtres extra-judiciaires.
Certains disent que plusieurs policiers ont été tués lors d'affrontements avec de présumés trafiquants.
L'Administration de Duterte a accusé plusieurs maires d'être impliqués dans le trafic de stupéfiants, dont Antonio Halili, assassiné lundi.