Dmitri Chirciu,Emre Gürkan Abay,Nazir Aliyev Tayfur
10 Janvier 2022•Mise à jour: 11 Janvier 2022
AA / Moscou
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré lundi que l’attaque contre le Kazakhstan était un "acte d’agression et qu’il était nécessaire d’y répondre sans délai".
C’est ce qui ressort d’une déclaration lors de sa participation à une session virtuelle extraordinaire de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) dirigée par Moscou.
Le leader russe a ajouté que "certaines forces externes et internes" ont exploité la situation économique du Kazakhstan pour essayer d'atteindre leurs objectifs, notant que l’Organisation du Traité de sécurité collective "a été capable de prendre des mesures importantes pour empêcher la détérioration de la situation au Kazakhstan".
Dans ce contexte, Poutine a souligné que ce qu’il a appelé que le Kazakhstan a été la cible du "terrorisme international".
"Les événements récents au Kazakhstan confirment que certaines forces n’hésitent pas à utiliser le cyberespace et les réseaux sociaux pour recruter des extrémistes et des terroristes et former des cellules dormantes de militants", a-t-il ajouté.
Il a souligné que son pays et les pays de l'Organisation du Traité de sécurité collective ne permettront pas que des "révolutions colorées" éclatent dans la région.
Il a ajouté que les forces militaires russes se retireraient du pays après la fin de leur mission.
Plus tôt dans la journée, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a dénoncé ce qu'il a qualifié de "tentative de coup d’État dans le pays" qui a conduit à une semaine de violences.
Les manifestations et les violences qui ont éclaté la semaine dernière ont fait des dizaines de morts et d’énormes dégâts matériels.
Lundi, le gouvernement kazakh a annoncé qu’environ 8 000 personnes avaient été arrêtées à la suite des troubles.
Le gouvernement a déclaré que la vie avait commencé à revenir à la normale dans le pays suite au contrôle des manifestations et à la libération des bâtiments publics qui avaient été saisis par les manifestants, dans le cadre de l’opération antiterroriste actuellement en cours afin de maintenir la sécurité et l’ordre.
Il a noté qu’après le déclenchement des manifestations, le président du Kazakhstan a appelé Moscou, comme le chef de l’Organisation du traité de sécurité collective, à envoyer des forces pour aider à sécuriser et à protéger son pays.
La Russie a déjà déployé des forces dans ce pays d’Asie centrale dans le cadre d’une force multinationale des anciennes républiques soviétiques.
Le Kazakhstan a considéré les violences à Almaty, la plus grande ville du pays, comme une attaque de "groupes terroristes".
Il a exprimé son mécontentement quant à la couverture médiatique des événements par les médias étrangers, qui a commencé par des manifestations contre la hausse des prix des carburants dans l'ouest du pays le 2 janvier.
*Traduit de l’arabe par Issa Aliou