Ayhan Şimşek
04 Septembre 2023•Mise à jour: 04 Septembre 2023
AA / Berlin
L'Allemagne a appelé, lundi, à des réformes fondamentales des organismes internationaux afin de les rendre plus représentatifs et plus efficaces.
La ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a déclaré que le monde avait connu des changements importants et que les institutions internationales devaient s'adapter aux nouvelles réalités.
"Nous ne voulons pas être une puissance de statu quo. Nous voulons continuer à développer l'ordre international en restant attentifs aux préoccupations de nos partenaires", a-t-elle déclaré lors d'une conférence à Berlin.
Baerbock a rappelé que la dernière réforme du Conseil de sécurité des Nations unies date de près de 60 ans, alors que des dizaines de pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie ont accédé à l'indépendance depuis lors.
"Ces États demandent à juste titre d'avoir leur mot à dire et de disposer de la place qui leur revient sur la scène internationale. Une réforme est également nécessaire au sein des institutions financières internationales, des organismes de Santé et des instances telles que le G-20", a-t-elle déclaré, insistant également sur le fait que l'Union africaine devrait avoir un siège à la table du G-20.
Baerbock a également souligné que l'Allemagne était prête à jouer un rôle plus actif sur la scène internationale, pour relever les défis mondiaux en coopération avec ses partenaires traditionnels et récents.
"Si nous voulons être un membre fiable de l'équipe, qui ne se contente pas de rester sur la touche, mais qui est prêt à façonner le jeu, nous devons toujours avoir le courage de prendre de nouvelles initiatives. Il faut persévérer, même si le succès n'est pas garanti", a-t-elle déclaré.
"Nous ne pouvons pas nous permettre de nous croiser les bras et d'abandonner au moindre signe de résistance. Car ce sont d'autres qui combleront ces lacunes, au mépris de nos valeurs et de nos intérêts", a-t-elle ajouté.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan milite, depuis longtemps, en faveur d'un Conseil de sécurité des Nations unies plus représentatif, au-delà des cinq membres permanents actuels, en lançant le slogan "le monde est plus grand que cinq".
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj