Ayşe Betül Gedikoğlu
22 Octobre 2019•Mise à jour: 22 Octobre 2019
AA - Ankara
"Le PKK n’a pas de place dans l’avenir de la Syrie", a déclaré le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.
Erdogan animait, mardi, une conférence de presse à l’aéroport Esenboga d'Ankara, avant son départ vers la ville russe, Sotchi.
Il a dans un premier temps affirmé que la Turquie et la Russie sont d'accord concernant la lutte contre toute forme de terrorisme.
"Le PKK/YPG n'a pas de place dans l'avenir de la Syrie, a-t-il affirmé. Nous espérons libérer notre région du fléau terroriste en coopération avec la Russie."
Le Président turc a réitéré encore une fois que si les États-Unis ne tiennent pas leurs promesses [quant au retrait des terroristes de la zone d’opération], la Turquie reprendra son opération Source de Paix, et ce, "avec une plus grande détermination".
Affirmant que l’opération Source de Paix a, jusqu'à maintenant, permis de nettoyer 2 200 km2, Erdogan a ajouté : "160 zones d'habitation ont notamment été pris sous contrôle."
"En outre, 700-800 éléments (du YPG/PKK) se sont retirés, 1 200-1 300 autres sont en cours de retrait. Nous suivons de près la situation", a-t-il poursuivi.
Le Président a ensuite indiqué que depuis le début de l’opération, soit depuis le 9 octobre, "775 terroristes ont été neutralisés; 7 soldats turcs, 79 membres frères de l'Armée nationale syrienne et 20 citoyens turcs civils sont tombés en martyr lors des attaques de l'organisation terroriste".
Concernant la demande du Président français, Emmanuel Macron, relative à la "prolongation" des 120 heures de suspension, Erdogan a déclaré : "aucune demande ne m’est parvenue de la part de Macron. Il discute de ces choses plutôt avec les terroristes."
À propos d’une éventuelle rencontre avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, la Chancelière allemande, Angela Merkel et le Président français, Emmanuel Macron, Erdogan a déclaré : "nous avons estimé, lors d'un entretien avec Johnson, qu'une réunion pourrait être tenue avec Macron et Merkel, avant ou après le Sommet de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)."