AA/Khartoum
Le président soudanais, Omar al-Bashir, a mis en garde, mardi, contre tout soutien aux groupes rebelles actifs au Soudan, menaçant de les poursuivre jusqu'à dans le territoire de son voisin méridional, le Soudan du Sud.
«Le Soudan a été patient avec le pays du Sud [le Soudan du Sud] et leur a donné leur propre pays, mais ils ont répondu par des actes de conspiration et de traîtrise» a déclaré al-Bashir lors d’un discours prononcé dans la province de l’ouest du pays, le Darfour.
Les commentaires du président interviennent deux jours après de violents affrontements entre des rebelles et l’armée soudanaise qui a affirmé que les insurgés se sont introduits dans le pays à partir du Soudan du Sud où ils ont reçu une formation au combat.
«Nous allons leur [le Soudan du Sud] tendre l’opportunité de prendre la bonne décision et de désarmer tous les mouvements [rebelles]» a ajouté le président soudanais.
«Sans quoi, les Forces de soutien rapide [du Soudan] se chargeront de les désarmer» a asséné al-Bashir.
Les Forces de soutien rapide [Rapid Support Forces] sont des groupes paramilitaires affiliés à l’agence des renseignements du Soudan, et qui fournissent un soutien à l’armée nationale dans sa lutte contre les rebelles du Darfour.
Le chef d’Etat soudanais a également accusé certains pays occidentaux de soutenir les insurgés et de les entraîner.
Plus tôt dans la journée de mardi, le gouvernement du Soudan du Sud a démenti les accusations d'al-Bashir.
Depuis 2003, le Darfour est le théâtre d’une guerre féroce entre le gouvernement soudanais et trois mouvements rebelles. Le conflit a causé la mort de plus de 300 000 personnes et déplacé 2,5 millions autres, d’après des statistiques des Nations Unies.