AA/ Le Caire/ Hichem Mohamed
Le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé, samedi, que "la réconciliation en Egypte est toujours de mise, en appelant l’autre partie à « fixer ses choix ».
Cette position a été rendue publique dans un communiqué de la présidence publié à l’issue de la réunion d’al-Sissi avec les membres de la délégation des "Amis de l'Egypte", composée de 16 députés britanniques des Chambres des communes et des Lords, conduite par le parlementaire britannique, Robert Walter
Dans ce communiqué, al-Sissi a indiqué que la constitution a fixé un délai qui expire avec la tenue des prochaines élections législatives, le 18 juillet prochain, soulignant que le processus de la réconciliation politique en Egypte ne date de son discours prononcé à la Nation, le 8 juin courant, mais plutôt a été lancé depuis le 3 juillet dernier, après l’éviction du Président Mohamed Morsi.
S’attardant sur la portée et l'étendue de cette réconciliation, al-Sissi a considéré que "ce processus ne couvre que « ceux qui ont souillé leurs mains avec le sang des innocents égyptiens».
"L’autre partie devrait fixer ses choix, prouver ce qu’elle peut offrir à l’Egypte et cesser de prétendre détenir la vérité absolue", préconise le communiqué, faisant allusion aux "Frères Musulmans qui ne reconnaissent pas encore la destitution de Morsi".
Al-Sissi a prêté serment constitutionnel, dimanche dernier, en sa qualité de Président de la République après avoir largement remporté les élections avec 96.91% des suffrages exprimés.